(Montréal) Après avoir présenté ses propositions à Swissport, le syndicat représentant la centaine d’employés chargés du ravitaillement des aéronefs aux aéroports Montréal-Trudeau et Mirabel estime que la balle est dans le camp de l’employeur.

La Presse canadienne

Au lendemain de la rencontre, l’Association internationale des machinistes et des travailleurs de l’aérospatiale (AIMTA) a estimé, mardi, par voie de communiqué, avoir présenté des « demandes réalistes ».

Les principaux points en litige sont la rémunération et l’amélioration du régime d’assurance collective. Le débrayage en était à une huitième journée, mardi.

D’après la partie syndicale, « aucune autre rencontre n’est prévue ». L’employeur a pour sa part indiqué qu’il comptait évaluer ce qui lui avait été présenté avant de contacter l’AIMTA « le plus rapidement possible ».

Swissport Fueling Services affirme que ses services sont maintenus sans délai et sans problème, malgré la grève. Comme le transport aérien est de compétence fédérale, il est soumis au Code canadien du travail, qui ne prévoit pas de dispositions anti-briseurs de grève, contrairement au Code du travail du Québec.

Les syndiqués concernés, qui sont sans contrat de travail depuis août dernier, sont ravitailleurs d’avions, mais aussi mécaniciens, répartiteurs et travailleurs d’entretien d’installations de stockage de carburant.

Au Québec, l’AIMTA est affiliée à la FTQ, la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec.