(QUÉBEC) En grève depuis sept semaines, quelque 200 travailleurs de l’usine d’Olymel de Princeville sont venus manifester devant le Centre des congrès de Québec, mercredi, pendant qu’à l’intérieur se déroulait le Porc Show, un événement annuel qui réunit tous les acteurs de l’industrie porcine au pays.

Nathaëlle Morissette Nathaëlle Morissette
La Presse

Habillés chaudement pour braver le froid, munis de trompettes, de pancartes et même, pour quelques-uns, de masques en forme de tête de cochon, les manifestants ont fait beaucoup de bruits mercredi midi pour se faire entendre. Les conditions salariales sont le principal enjeu sur lequel les négociations achoppent.

« Tous les acteurs principaux de l’industrie porcine sont ici et nous ce qu’on veut faire comprendre, c’est qu’Olymel est rendu numéro 1 au Canada grâce à ses travailleurs et travailleuses, mentionnait Steve Houle, président du syndicat des employés de l’usine de Princeville, affilié à la CSN, en marge de la manifestation. On veut qu’ils viennent s’asseoir à la table des négociations et qu’ils négocient de bonne foi. »

« Le principal litige, c’est le salaire, ajoute-t-il. L’employeur, dans les 15 dernières années, a rétrogradé les conditions de travail des travailleurs. Il a réussi à grossir. Le retour d’ascenseur doit se faire. »

Du côté patronal, le porte-parole de l’entreprise, Richard Vigneault, a affirmé qu’il y avait désaccord à propos des salaires. « (Acquiescer à la demande des travailleurs), ça serait mettre l’usine en dehors des conditions du marché », a-t-il soutenu.

« Nous sommes à la disposition du conciliateur qui nous a convoqués pour ce week-end, a-t-il ajouté. On va être présents. »

L’usine de Princeville, qui compte 350 employés, se spécialise principalement dans l’abattage et la découpe de porc.