Unity Technologies, qui a conçu la plateforme de jeu vidéo utilisée par un développeur sur deux dans le monde, mise sur Montréal. La société d’origine danoise a annoncé ce matin qu’elle triplera les effectifs de son studio de Pointe-Saint-Charles, qui passera d’ici trois ans de 200 à 650 employés.

Publié le 10 juin 2019
Karim Benessaieh
Karim Benessaieh La Presse

À terme, cette expansion fera de Montréal le deuxième bureau en importance du groupe, après celui de San Francisco. Unity compte 30 studios dans le monde qui emploient quelque 3000 personnes. « Montréal possède une magnifique combinaison d’attributs : la qualité de sa main-d’œuvre, ses salaires compétitifs et sa culture d’innovation », a déclaré ce lundi matin en point de presse André Gauthier, chef de studio.

Unity est surtout connu pour son moteur de jeu, disponible gratuitement depuis 2005 et qui permet de créer un jeu vidéo sans avoir à tout encoder de zéro.  Cette plateforme est un ensemble de logiciels qui gèrent par exemple les éclairages, l’audio et les effets spéciaux d’un jeu, qui peut ensuite être exporté sur 27 plateformes, notamment Android, iOS et les consoles.

Labo en IA

Le studio a diversifié ses activités et offre maintenant sa plateforme à des entreprises, propose des modèles de monétisation pour les développeurs et investit dans la réalité virtuelle et augmentée, « le nouvel iPhone », selon M. Gauthier.

Montréal touchera à toutes ces spécialisations, et accueillera en outre le deuxième laboratoire Unity en intelligence artificielle, qui s’attèlera plus précisément à l’utilisation de l’apprentissage automatique. Cet outil sera utilisé pour faciliter la monétisation des jeux, par exemple en améliorant l’efficacité de la publicité dans les jeux gratuits. L’IA est également utilisée pour générer plus rapidement du contenu dans les jeux vidéo.

Les 450 emplois annoncés seront bel et bien créés et pas simplement transférés des autres entreprises technologiques, assure le chef de studio. « Tous les bureaux [à Montréal] grandissent, note-t-il. Nous, on utilise nos réseaux pour aller chercher à l’extérieur, des fois à l’intérieur où on améliore des emplois existants, il y a les universités qui fournissent. »