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L'ex-patron de Google Patrick Pichette s'allie à iNovia Capital

À titre de chef de la direction financière... (Photo Hugo-Sébastien Aubert, Archives La Presse)

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À titre de chef de la direction financière de Google, de 2008 à 2015, Patrick Pichette a jonglé avec des liquidités de 18 milliards US.

Photo Hugo-Sébastien Aubert, Archives La Presse

L'ex-dirigeant de Google Patrick Pichette se joint à iNovia Capital. Il participera à la création d'un grand fonds de croissance de 500 millions US pour garder le contrôle d'entreprises canadiennes au pays.

Du coup, la société de capital de risque présidée par Chris Arsenault réalisera une première au Canada.

Elle sera la seule firme à investir dans les trois étapes de développement des entreprises technos : démarrage, premières rondes et croissance. En fait, seules des firmes de la Silicon Valley, en Californie, le font.

Cet important fonds aidera les entreprises québécoises et canadiennes à poursuivre leur développement.

Selon nos informations, il s'adressera aux sociétés technos ayant des revenus de 25 à 50 millions, dont les taux de croissance annuels sont de plus de 40 %.

Chris Arsenault n'a pas voulu commenter la création d'un fonds de 500 millions. Mais il a affirmé qu'iNovia avait attiré deux acteurs majeurs pour propulser son objectif de croissance.

PARTENAIRES

Patrick Pichette et Dennis Kavelman, ex-dirigeant de BlackBerry, agiront à titre d'investisseurs et de mentors, a-t-on appris.

Patrick Pichette est une véritable rockstar dans le monde des technos. La croissance, il connaît.

À titre de chef de la direction financière de Google, de 2008 à 2015, il a jonglé avec des liquidités de 18 milliards US.

Il a embauché 2000 personnes par trimestre, pendant sept ans. Tous les lundis matin, il ajoutait 40 000 pi2 en immeubles...

L'homme de 55 ans a vendu sa résidence de Palo Alto, en Californie. Le mois prochain, il déménagera à Londres, où il ouvrirait un bureau d'iNovia. 

Hier, Patrick Pichette n'était pas disponible pour commenter les informations.

Pour sa part, Dennis Kavelman travaillera dans les bureaux d'iNovia à Toronto.

En 2007, les dirigeants de Research In Motion (devenue BlackBerry), incluant M. Kavelman, avaient été blâmés pour des erreurs comptables liées aux coûts des options d'achat d'actions.

Une enquête avait conclu que les erreurs n'étaient pas le résultat de malversation délibérée ni de fraude. Mais M. Kavelman avait payé une amende et il avait été muté de son poste de chef de la direction financière à celui de chef des opérations.

CHANGER LA DONNE

Actuellement, le capital est abondant pour les premières rondes. Mais quand les entreprises passent à un stade supérieur, elles doivent, pour la plupart, se financer à l'extérieur du pays.

Elles cèdent alors leurs participations à des investisseurs, souvent, américains. Ou bien, elles se font acheter par une grande entreprise concurrente.

« Ce nouveau fonds va complètement changer la donne, dit un investisseur montréalais qui préfère garder l'anonymat. Le contrôle de nos entreprises restera au pays. Ça va les amener à un autre niveau. »

Le grand fonds de 500 millions US serait géré à Montréal, où se trouve le siège social d'iNovia. La firme de capital de risque a aussi une antenne à San Francisco.

Parmi ses succès d'investissements, on retrouve, entre autres, deux fournisseurs de solutions d'affaires : LightSpeed, pour les détaillants et les restaurateurs, et AppDirect, pour les entreprises qui offrent leurs propres boutiques d'applications.

Les investisseurs actuels d'iNovia sont, notamment, la Caisse de dépôt et placement, Investissement Québec, Teralys Capital et Claridge.




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