Boralex vise une croissance annuelle de 10% jusqu'en 2020

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Le PDG de Boralex, Patrick Lemaire

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Julien Arsenault
La Presse Canadienne
Montréal

Avec plusieurs projets dans les cartons, Boralex (T.BLX) s'attend à être capable de livrer une croissance de production annuelle moyenne de 10% jusqu'en 2020.

Si tout se déroule comme prévu, cela permettra au producteur québécois d'énergie renouvelable de générer plus de 1500 mégawatts (MW) par année, estiment ses dirigeants.

«Il y a trois ou quatre ans, nous étions sous la barre des 500 MW, a expliqué mercredi son président et chef de la direction, Patrick Lemaire, en marge du dévoilement des résultats du troisième trimestre. Il faut poursuivre notre stratégie de croissance.»

À terme, le secteur éolien devrait représenter environ 80 du portefeuille de Boralex, par rapport à environ 75% actuellement.

M. Lemaire a expliqué que la société québécoise travaillait sur une multitude de projets en Europe - la France représente plus de la moitié de ses activités -, dont la puissance est projetée à plus de 500 MW.

«Certains sont très avancés, a-t-il expliqué. Du 500 MW, nous sommes confiants d'en réaliser au moins entre 250 et 300 MW. Il y a aussi d'autres occasions qui pourraient se présenter en Amérique du Nord ainsi que des acquisitions.»

Huit projets, dont la puissance totale est estimée à 166 MW, sont actuellement en construction, ce qui, en 2017, devrait faire passer la capacité de production de Boralex à environ 1135 MW.

L'analyste Bill Cabel, de Desjardins Marchés des capitaux, a souligné dans une note d'analyse que la réalisation de ces projets devrait se traduire par une «croissance significative».

«Nous nous attendons à des bons résultats d'ici la fin de 2015 et 2016 en raison des acquisitions récentes ainsi que la mise en services de certains projets», écrit-il.

Au troisième trimestre, Boralex a toutefois raté la cible des analystes en dépit d'une augmentation de ses revenus ainsi que de son bénéfice d'exploitation ajusté.

Sa perte nette a été de 14,1 millions, ou 29 cents par action, pour le trimestre terminé le 30 septembre, par rapport à 9,2 millions de dollars, ou 24 cents par action, en 2014.

Cela s'explique entre autres par une augmentation des charges financières et ainsi que des amortissements, a souligné le chef de la direction financière, Jean-François Thibodeau.

«Le troisième trimestre est toujours le plus faible de l'année pour nous, a-t-il rappelé. Il ne faut pas penser que la perte nette est anormale. Nous sommes une industrie relativement nouvelle. Il y a beaucoup d'amortissements.

Les recettes tirées de la vente d'énergie ont toutefois bondi de 63,4% à 53,9 millions, ce qui est en partie attribuable aux acquisitions, alors que le bénéfice d'exploitation ajusté a été de 27,7 millions, en hausse de 87%.

Les analystes sondés par Thomson Reuters s'attendaient à un chiffre d'affaires de 54,9 millions ainsi qu'à un bénéfice d'exploitation ajusté de 39 millions.

Le conseil d'administration de Boralex - dont le principal actionnaire est Cascades (TSX:CAS) a par ailleurs déclaré un dividende trimestriel de 13 cents par action, dont le versement est prévu le 15 décembre.




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