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Intel fait mieux que prévu

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Intel a enregistré un bénéfice meilleur que prévu grâce à une stabilisation des ventes de PC.

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Agence France-Presse
NEW YORK

Le géant américain des puces informatiques Intel a déjoué les pronostics au premier trimestre en dégageant un bénéfice meilleur que prévu, alors qu'il essaie de rattraper son retard dans le mobile en pariant sur les objets connectés.

Le groupe californien, qui fabrique puces et processeurs, a tiré profit d'un ralentissement depuis le début de l'année du déclin des ventes de PC auxquels son nom est associé.

Il a certes enregistré un bénéfice net en baisse de 5% sur un an, à 1,9 milliard de dollars. Mais par action, le bénéfice ajusté, référence à Wall Street, ressort à 38 cents, supérieur aux 37 cents attendus en moyenne par les analystes.

Cette performance se reflète dans une hausse de 1,5% sur un an à 12,8 milliards de dollars du chiffre d'affaires, un chiffre quasi conforme aux attentes.

Stabilisation dans les PC

Les revenus dans les PC, son activité historique, se sont stabilisés à 7,9 milliards de dollars (-1% sur un an), tandis que la division de centres de données (cloud), qui avait tiré le groupe jusqu'ici, a vu ses recettes progresser de 11% sur un an à 3,1 milliards de dollars.

La marge brute a diminué à 59,7%, contre 62% au dernier trimestre 2013. C'est mieux que les 59% qu'il prévoyait. Intel l'a relevée pour l'ensemble de l'année, à 61%, soit «1 point de pourcentage de plus que précédemment», tout en confirmant une stagnation de son chiffre d'affaires annuel.

«C'est bon, mais des vents contraires demeurent», a commenté la banque RBC Capital Markets. «C'est bon, mais pas assez», a renchéri Srini Sundararajan, analyste chez Summit Research.

À Wall Street, le titre prenait 1,61% à 27,20 dollars vers 22H50 GMT dans les échanges électroniques suivant la clôture de la séance.

Intel, qui a raté le train du mobile au moment où les consommateurs délaissaient les PC pour les tablettes et téléphones intelligents, déploie depuis de gros moyens pour accrocher le wagon du très juteux créneau des objets connectés dominé pour le moment par les puces de son rival Qualcomm.

«Nous réduisons l'écart avec la concurrence», a assuré mardi le directeur général Brian Krzanich, commentant ces résultats qui sont désormais présentés division par division prenant ainsi en compte la transition stratégique du groupe.

M. Krzanich a fait part «des signes d'amélioration» dans les PC et souligné qu'Intel avait déjà livré 5 millions de puces pour les tablettes, ce qui le placerait en position idéale pour remplir son objectif d'équiper 40% des tablettes cette année.

Le tout connecté

À son arrivée aux manettes du groupe en mai dernier, il n'avait pas caché ses ambitions de relancer l'offre de puces et de plateformes mobiles.

Il espérait faire quadrupler cette année les ventes de tablettes utilisant ses produits, à 40 millions d'unités, ce qui représenterait un peu moins de 20% des ventes mondiales de tablettes enregistrées en 2014.

Le groupe américain parie sur le fait que tout sera connecté, du réfrigérateur à la montre en passant par les voitures et les aspirateurs.

Aussi a-t-il étoffé récemment cette division, dont la pièce maîtresse est la société Wind River, un éditeur de logiciels en charge de puces pour terminaux commerciaux et industriels rachetée en 2009.

Intel vient d'acquérir la société américaine Basis Science, dont le principal produit est un bracelet connecté permettant de surveiller le nombre de pas réalisés sur la journée, les calories brûlées, la qualité du sommeil ou des données biométriques comme le rythme cardiaque.

Le groupe dispose d'un processeur baptisé Quark destiné à ces objets communicants ou «wearable devices».

Ses efforts commencent à porter leurs fruits puisque le chiffre d'affaires de la nouvelle division «Internet des objets» a bondi de 32% à 482 millions de dollars au premier trimestre.

Mais les recettes trimestrielles de l'activité «Mobile et Communications» ont plongé de 61% à 156 millions de dollars. Cette division, concentrée sur les téléphones et tablettes, souffre toujours de la forte concurrence du britannique ARM Holdings.




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