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La facture des traversiers de Davie double presque

MIL Davie devait livrer le premier de deux... (PHOTO Yan Doublet, Archives Le Soleil)

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MIL Davie devait livrer le premier de deux traversiers à la Société des traversiers du Québec le 31 octobre, un délai qui n'a pas été respecté puisque, selon une source proche du dossier, il n'est complété qu'à 85 %.

PHOTO Yan Doublet, Archives Le Soleil

Ils devaient coûter 125 millions, mais on vogue vers le double, ou presque. MIL Davie estime que la construction de deux navires pour la Société des traversiers du Québec (STQ) coûtera 100 millions de plus que prévu, une facture qui inquiète le gouvernement Couillard.

Ainsi, le ministère des Transports devrait bientôt commander une vérification externe pour examiner les demandes du chantier de Lévis. La question doit être soulevée bientôt au Conseil des ministres à Québec.

À la question des dépassements de coûts s'ajoute celle des retards. Les deux traversiers commandés pour faire le lien entre Tadoussac et Baie-Sainte-Catherine devaient être livrés en juillet dernier. Puis, Davie avait indiqué qu'un premier navire serait prêt pour le 31 octobre, un délai qui n'a pas été respecté - le traversier est terminé à 85 %, a confié une source proche de ces discussions. Le second navire, attendu pour décembre, dépassera lui aussi l'échéancier. On s'applique à fournir un nouvel échéancier, plus solide cette fois.

Le contrat avait été accordé « clés en main ». Davie devait livrer les deux bateaux pour 125 millions, mais par la suite, elle aurait prévenu qu'il faudrait 20 millions de plus. Mais le compteur s'est emballé depuis. Davie a confié à M. Marcel Aubut un mandat de lobbyiste pour « contribuer à solutionner les différends entre Davie et la Société des traversiers ».

Pour le constructeur, les changements aux plans réclamés par la STQ ont fait grimper la facture. L'efficacité du chantier n'est pas en cause.

Il y a plusieurs mois que Québec et Davie ne s'entendent plus sur les coûts du projet. Laurent Lessard, nommé aux Transports le 20 août seulement, a déjà eu trois rencontres avec Davie pour dénouer l'impasse. Une dizaine de firmes au Canada, avec des ramifications en Europe pour la plupart, sont en mesure de faire ces évaluations de constructions maritimes.

En juin dernier, devant l'impasse sur ces réclamations et en dépit d'une avance de 20 millions décaissée par Québec, Davie a temporairement mis à pied 120 travailleurs et a stoppé les travaux en cours sur l'un des deux traversiers.

Mais Davie pourrait être desservie si elle met trop de temps à sortir les fameux traversiers. Des proches du chantier expliquent que le gouvernement fédéral devra donner inévitablement d'importants contrats pour la construction de brise-glace. Sa flotte est désuète, les navires construits pour naviguer 20 ans sont à leur 36année.

Au surplus, explique-t-on, les chantiers d'Halifax et de Vancouver, bien plus petits que Davie, en ont déjà plein les bras avec les contrats de la Garde côtière accordés à la fin du régime de Stephen Harper. Déjà, des délais et des dépassements de coûts se profilent aussi pour ces deux chantiers, dont la superficie est trois fois moindre que celle de Davie. Le ministre fédéral Dominic LeBlanc a déjà indiqué que le dossier des brise-glace pour la Garde côtière était une priorité pour Ottawa.




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