Le conglomérat américain United Technologies (UTC) a admis une erreur d'assemblage dans des extincteurs qu'il fournit à Boeing pour ses 787, et qui sont à l'origine des problèmes de câblage constatés sur des avions de la compagnie ANA.

Mis à jour le 16 août 2013
AGENCE FRANCE-PRESSE

«Une erreur d'assemblage dans notre centre de services a eu un impact sur un nombre limité de bouteilles d'extincteurs remises en état», a expliqué vendredi UTC dans un communiqué.

«Cette erreur a été corrigée et nous travaillons avec Boeing et les compagnies aériennes pour compléter les inspections nécessaires», qui devraient être finalisées «dans les prochains jours», a-t-il ajouté.

Vendredi, Boeing avait indiqué dans un communiqué séparé que «l'erreur de configuration des bouteilles (d'extincteurs) est survenue sur le site d'un fournisseur pendant leur fabrication».

Le constructeur aéronautique américain avait souligné qu'il allait «suivre des procédures normales pour comprendre comment ce défaut est survenu et s'assurer qu'il ne se répètera pas».

«Un examen d'ingénierie a jugé que cette configuration impropre ne présente pas de risque immédiat de sureté en vol, car les bouteilles ne sont pas le seul moyen d'extinction de feu pour les moteurs» sur le 787, le dernier-né de Boeing, avait-il insisté.

All Nippon Airways (ANA), la compagnie aérienne qui détient le plus de 787 dans sa flotte, avait signalé mercredi un problème relatif au câblage du système d'auto-extinction d'incendie de moteur de trois de ses 20 Boeing 787.

«Plus de 60% de la flotte (mondiale de 787) a maintenant été inspectée» ainsi que les avions actuellement en cours de fabrication et aucun autre problème similaire n'a été trouvé, poursuit le communiqué de Boeing.

Il «recommande à tous les transporteurs (qui détiennent des 787 dans leur flotte) de les inspecter pour s'assurer de la bonne configuration» du câblage des extincteurs en question.

Le 787, un long courrier à la technologie innovante, fait l'objet de nombreux problèmes techniques qui ont d'abord retardé ses premières livraisons de trois ans et demi sur le programme initial et qui se poursuivent depuis.

Entre janvier et avril, il a fait l'objet d'une interdiction mondiale de vol à la suite de deux incidents survenus à bord sur des batteries lithium-ion: un départ de feu et une surchauffe incontrôlable accompagnée d'émanations de gaz.