Le bruit est aussi un gros problème pour les petits avions et les petits aéroports. La controverse qui entoure les activités des écoles de pilotage à l'aéroport de Saint-Hubert le montre bien. Le Centre technologique en aérospatiale (CTA) est sur le point de démarrer un projet pour tester de nouveaux silencieux pour de petits appareils, comme les Cessna souvent utilisés par les écoles de pilotage.

Marie Tison LA PRESSE

«Nous voulons prendre des silencieux déjà certifiés en Europe et évaluer leur performance sur des appareils utilisés ici, dans notre climat», précise Pascal Désilets, directeur général du CTA, un centre de transfert technologique lié à l'École nationale d'aérotechnique du collège Édouard-Montpetit.

Les manufacturiers de ces silencieux promettent une réduction du bruit de huit décibels, ce qui est très significatif. Mais il faut voir si cette promesse peut se réaliser.M. Désilets insiste sur l'importance de trouver une solution viable, financièrement parlant.«Il est possible de travailler sur l'hélice pour essayer de réduire le bruit, mais pour améliorer la situation d'un décibel, il faudrait peut-être débourser 16 000 dollars, indique-t-il. Le genre d'appareil utilisé par les écoles de pilotage coûte 60 000 dollars. Ce n'est donc pas une solution très viable.»

Les nouveaux silencieux, eux, coûtent autour de 4000 dollars.

Le projet bénéficiera d'une aide financière gouvernementale et d'une contribution de l'administration de l'aéroport de Saint-Hubert.

L'industrie établit souvent des partenariats avec des institutions d'enseignement pour faire de la recherche et du développement, notamment dans le domaine environnemental. Au niveau canadien, on retrouve ainsi le Groupement aéronautique de recherche et développement en environnement (GARDN), alors qu'au niveau québécois, on retrouve le Projet mobilisateur de l'avion plus écologique, doté d'un budget privé-public de 150 millions de dollars.