La multinationale américaine United Technologies Corporation (UTC) a renouvelé sa confiance envers la CSeries même si les commandes se sont faites plutôt rares ces derniers temps.

Marie Tison LA PRESSE

«Nous pensons toujours que la CSeries connaîtra un grand succès, a déclaré le chef de la direction financière d'UTC, Gregory Hayes, au cours d'une téléconférence portant sur les résultats du troisième trimestre de la multinationale. Nous n'avons pas vu beaucoup de nouvelles commandes récemment, mais nous pensons toujours qu'à long terme, il s'agira d'un excellent appareil dans sa niche, soit les appareils de 130 à 135 places.»

C'est une des filiales d'UTC, Pratt&Whitney, qui motorisera la CSeries de Bombardier. Le motoriste fabriquera ce moteur à son nouveau centre aéronautique de Mirabel.

«La CSeries est économe en combustible, elle fera appel à de l'excellente technologie et elle sera couronnée de succès, a lancé M. Hayes. Nous respectons l'échéancier en ce qui concerne le moteur. Nous allons de l'avant à pleine vitesse.»

Résultats mitigés chez Pratt

UTC a connu un bon troisième trimestre: les ventes ont augmenté de 9% pour atteindre 14,8 milliards US et le bénéfice net a grimpé de 11% pour atteindre 1,3 milliard US.

La situation est moins éclatante du côté de Pratt&Whitney. Les revenus de la filiale n'ont augmenté que de 1% au troisième trimestre pour atteindre 3,25 milliards US. Le bénéfice d'exploitation a diminué de 11%.

Le vice-président à la planification financière d'UTC, Akhil Johri, a indiqué que le service après-vente et la livraison des gros moteurs commerciaux avaient connu une augmentation, mais que trois autres éléments avaient miné ces résultats: la diminution des livraisons de moteurs militaires, la réduction des ventes des systèmes de propulsion Rocketdyne, d'énormes dépenses en recherche et développement et l'effet défavorable du taux de change sur les résultats de Pratt&Whitney Canada (P&WC).

Il a déclaré que P&WC avait recours à des opérations de couverture pour se protéger en partie contre l'évaluation du dollar canadien. Malgré cela, UTC s'attend à ce que la vigueur du huard lui coûte 50 millions US.

UTC prévoit que, cette année, les profits de Pratt&Whitney seront inférieurs de 100 millions US au résultat de l'exercice précédent.

Optimisme chez Bell Helicopter

La société mère d'une autre filiale canadienne, Bell Helicopter Textron Canada, a divulgué ses résultats du troisième trimestre hier. Textron a fait savoir que ses revenus avaient augmenté de 13,5% pour atteindre 2,8 milliards US. Le bénéfice net a atteint 142 millions US, comparativement à une perte nette de 48 millions US au troisième trimestre de l'exercice précédent.

Le président et chef de direction de Textron, Scott Donnelly, a attribué une bonne partie de cette performance à une excellente exécution chez Cessna et Bell Helicopter. Les revenus de Bell ont augmenté de 8,4% alors que son bénéfice d'exploitation a bondi de 33,6%.

Pendant le trimestre, Bell Helicopter a livré 16 appareils militaires et 26 appareils commerciaux, comparativement à 12hélicoptères militaires et 24hélicoptères commerciaux au même trimestre de l'exercice précédent.

«Les commandes du côté commercial se maintiennent plutôt bien, étant donné l'environnement macroéconomique, a déclaré M. Donnelly. Nous nous attendons toujours à une légère augmentation des livraisons commerciales cette année et un de nos nouveaux produits, le 407 GX, suscite beaucoup d'intérêt auprès de nouveaux clients.»

Il a rappelé que Bell avait remis l'accent sur son côté commercial il y a près de deux ans en ajoutant des ressources et en renforçant son équipe de vente.

«Nous sommes heureux de ce qui se passe actuellement», a-t-il déclaré.