Bombardier (T.BBD.B) est prêt à établir une usine au Qatar afin de répondre aux importants appels d'offres ferroviaires lancés par l'émirat du Moyen-Orient, qui accueillera la Coupe du monde de soccer en 2022.

Sylvain Larocque LA PRESSE CANADIENNE

C'est ce qu'a indiqué Mickey Raviv, directeur du marketing et du développement des affaires au Moyen-Orient pour Bombardier Transport, dans une entrevue accordée au quotidien Gulf Times.

«Peut-être que pour nous, ce sera un immense investissement compte tenu des profits que nous ferons (au Qatar), mais ce sera une décision stratégique qui nous servira pour d'autres projets également», a déclaré M. Raviv en marge de la conférence sur les transports Trans4, qui se déroule jusqu'à mercredi dans la capitale qatarie, Doha.

«Si un autre projet de navettes automatisées est annoncé dans le Golfe, en Inde ou ailleurs en Asie, les véhicules pourraient être construits ici, au Qatar», a-t-il ajouté.

Le Qatar compte investir pas moins de 36 milliards $ pour développer ses infrastructures ferroviaires au cours des prochaines années.

Plusieurs projets sont sur la table à dessin, notamment un réseau de métro et de navettes automatisées à Doha, des liaisons ferroviaires à grande vitesse ainsi qu'un système de trains légers pour la nouvelle ville de Lusail, où se tiendront le match d'ouverture et la finale de la Coupe du monde de 2022.

Plus tôt cette année, Bombardier a soumissionné pour deux de ces projets: les navettes automatisées de Doha et les trains légers de Lusail.

Dans le pays voisin, l'Arabie saoudite, la multinationale québécoise a récemment décroché des contrats totalisant 337 millions $ pour construire, exploiter et entretenir un monorail à Riyad et un système de navettes automatisées à l'aéroport de Jeddah.

L'action de Bombardier a clôturé à 3,96 $ mardi, en baisse d'un pour cent, à la Bourse de Toronto.