SNC-Lavalin représente une « très bonne occasion d'investissement », estime le président et chef de la direction de la Caisse de dépôt, Michael Sabia, qui a profité du dévoilement des résultats financiers de son organisation pour appuyer la multinationale québécoise.

JEAN-FRANÇOIS CODÈRE LA PRESSE

« Nous allons continuer d'appuyer cette société parce que nous sommes convaincus de son potentiel », a indiqué M. Sabia.

« Nous voulons être très clairs envers les marchés des capitaux, les employés et les clients de l'entreprise à l'effet qu'elle dispose d'un supporteur très bien financé et avec un haut niveau d'expertise. »

La Caisse détient présentement près de 20 % des actions de SNC-Lavalin, après avoir récemment augmenté sa position. Si ce n'était de barrières techniques, elle serait même prête à y investir davantage, selon M. Sabia.

« Les marchés ont probablement réagi de façon exagérée récemment, juge-t-il. Cela représente une occasion d'investissement. Ce n'est pas tout à fait facile compte tenu de notre position actuelle. Mais si nous étions à 15 %, mon instinct et celui, je pense, de toute l'équipe, serait d'augmenter notre investissement. »

Besoins à long terme

Certes, le court terme s'annonce difficile pour l'entreprise, concède M. Sabia, notamment en raison de problèmes dans un projet minier au Chili.

« Mais le monde est plein d'occasions pour eux, croit M. Sabia. Le monde a besoin de milliards de dollars d'investissements en infrastructures, pas seulement dans les pays émergents, mais aussi dans les pays développés.

« En tant qu'investisseur à long terme, notre travail est d'identifier des sociétés avec beaucoup de potentiel à long terme. Et ça, c'est exactement la définition de SNC-Lavalin. »

La Caisse n'a par ailleurs pas l'intention de se laisser affecter par la tempête actuelle.

« Tout ce que nous pouvons faire, c'est d'être un roc. Et nous serons un roc pour cette entreprise. »