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Unifor déplore des pertes d'emploi majeures chez Gate Gourmet à Dorval

Unifor représente 5000 travailleurs de l'aérospatiale.... (Photo archives La Presse)

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Unifor représente 5000 travailleurs de l'aérospatiale.

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Jean Philippe Angers
La Presse Canadienne

Le syndicat Unifor déplore un «licenciement collectif» dans des installations de Gate Gourmet dans la région de Montréal.

En fait, les employés ont été convoqués par l'employeur, mercredi dernier, dans la cafétéria de l'entreprise, pour se faire dire qu'il y aurait environ «250 à 270 mises à pied» en raison de la perte d'un contrat avec Air Canada, a indiqué lundi en entrevue Serge Dupont, adjoint au directeur québécois d'Unifor.

L'entreprise suisse Gate Gourmet, spécialisée dans la fourniture de services alimentaires pour les lignes aériennes et les compagnies ferroviaires, mène ses activités à Dorval, dans la région de Montréal. L'unité de la section locale 698 d'Unifor compte 410 employés.

Unifor affirme que l'entreprise explique cette mesure par le non-renouvellement du contrat dont elle disposait avec Air Canada, son client principal, qui s'est plutôt tourné vers Newrest pour des raisons de coûts. Le contrat entre Gate Gourmet et Air Canada n'a été perdu que dans la région de Montréal, des services ayant été maintenus dans d'autres aéroports à travers le pays, souligne le syndicat.

Il a été impossible de joindre la direction de Gate Gourmet pour commenter l'annonce de ses mises à pied, lundi.

Unifor déplore ne pas avoir été consulté dans la prise de cette décision pour tenter «de trouver des avenues qui auraient pu permettre d'empêcher ou limiter les dégâts». À la suite de cette annonce, un programme de transition a été présenté par la compagnie, programme qui n'est pas encadré par la convention collective en vigueur et qui n'a pas été négocié avec le syndicat, a-t-on indiqué.

Selon le syndicat, l'entreprise affirme avoir une «entente tripartite» dans laquelle il serait prévu que des recruteurs de l'entreprise française Newrest viennent faire des embauches parmi les membres perdant leur emploi dans la foulée de la perte du contrat avec Air Canada aux mains du nouveau fournisseur. Or, le syndicat dit n'être aucunement impliqué pour l'instant dans ces démarches.

Newrest exploite trois unités de production dans le pays - dont une à Montréal depuis mai 2009.

Le syndicat dit avoir de la difficulté à se satisfaire de cette «supposée entente», disant n'y voir aucune garantie d'un nouvel emploi pour les syndiqués licenciés et du respect de l'indemnité de fin d'emploi.

M. Dupont a indiqué qu'il y aurait une rencontre syndicale avec l'employeur le 18 septembre «pour justement avoir des discussions sur peut-être des départs volontaires, peut-être tenter de négocier des fenêtres de retraite» et d'autres éléments.

«Nous, ce qu'on dénonce, c'est qu'on n'a jamais eu une invitation de la part de l'employeur, pour s'asseoir avec lui. (...) Est-ce que c'est une question d'horaire de travail, est-ce que c'est une question de productivité?», s'est demandé l'adjoint au directeur québécois d'Unifor.

«Pour ce qui est de la compagnie Newrest, nous, ce qu'on a demandé aux travailleurs, c'est de ne signer aucun document. Nous, on n'est même pas impliqués dans le portrait. On l'a su en même temps que les travailleurs. On n'est pas dans le processus pour sauvegarder ces jobs-là», a déploré M. Dupont.




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