Intelligence artificielle: les Québécois ne craignent pas pour leur emploi

Si c'est plus précisément 53% des gens sondés... (Photo Edouard Plante-Fréchette, Archives La Presse)

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Si c'est plus précisément 53% des gens sondés qui s'attendent à ce que l'IA cause de nombreuses pertes d'emploi, ils sont 61% à croire qu'elle transformera les tâches des travailleurs.

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La Presse Canadienne
Montréal

Même si une majorité de Québécois croit que l'intelligence artificielle (IA) occasionnera de nombreuses pertes d'emploi, seulement 17% estiment qu'elle pourrait leur faire perdre leur propre travail.

Cet écart marqué ressort du Baromètre CIRANO 2018, un sondage réalisé auprès de 1013 répondants du 5 au 10 avril dernier.

La coauteure de l'étude et présidente-directrice générale du CIRANO, Nathalie de Marcellis-Warin, affirme qu'il est connu que l'intelligence artificielle risque de réduire les tâches répétitives et les plus difficiles. C'est ce qui expliquerait, selon elle, le fait que les Québécois ne se sentent pas directement touchés.

Si c'est plus précisément 53% des gens sondés qui s'attendent à ce que l'IA cause de nombreuses pertes d'emploi, ils sont 61% à croire qu'elle transformera les tâches des travailleurs.

L'enquête précise que les Québécois qui se sentent les plus touchés par cet essor technologique sont les ouvriers spécialisés et les travailleurs manuels (27%). Suivent dans l'ordre les anglophones (22%), les résidants de la région métropolitaine de Montréal (21%) et les détenteurs d'un diplôme secondaire (20%).

D'après Mme de Marcellis-Warin, «le développement de l'intelligence artificielle entraînera inévitablement la redéfinition ou la suppression de certains emplois, mais il en créera aussi de nouveaux». Celle qui est aussi professeure à Polytechnique Montréal affirme qu'«il importe donc que cette quatrième révolution industrielle soit soutenue par un effort considérable en matière de formation afin que les Québécois puissent pleinement contribuer à la société de demain».

Les gens interrogés semblent vouloir faire partie de la solution. Selon le sondage, 61% des Québécois se disent prêts à suivre une formation pour s'adapter à ces bouleversements technologiques.

Le CIRANO est le Centre Interuniversitaire de Recherche en Analyse des Organisations. C'est un centre de recherche multidisciplinaire qui a pour mission l'accélération du transfert des savoirs entre le milieu de la recherche et celui de la pratique.

Le Baromètre CIRANO analyse annuellement la perception des risques des Québécois sur 47 enjeux ou projets. Ils sont groupés en sept grands enjeux soit: l'environnement, les industries, les innovations technologiques, la santé, la sécurité, l'aspect socio-économique ainsi que les infrastructures et les projets publics. Les résultats complets seront dévoilés le 19 juin prochain.




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