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David Baazov propose de racheter Amaya au prix de 24 $ par action

David Baazov... (Photo David Boily, Archives La Presse)

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David Baazov

Photo David Boily, Archives La Presse

Richard Dufour

David Baazov, le fondateur et ex-PDG d'Amaya, propose de racheter l'entreprise de Pointe-Claire propriétaire du site PokerStars dans une transaction évaluée à plus de 6 milliards de dollars incluant la dette.

Plus important actionnaire individuel d'Amaya avec une participation de 17 %, David Baazov a fait savoir lundi matin qu'il offrait 24 $ par action. En février dernier, alors qu'il était encore PDG, il avait fait connaitre son intention de déposer une offre à 21 $ par action. Cette offre ne s'était jamais concrétisée. Il avait quitté ses fonctions au printemps après que des accusations de délits d'initiés aient été portées à son endroit.

L'offre de 24 $ par action représente une prime d'environ 30 % par rapport au cours de 18,34 $ d'Amaya enregistré à la fermeture des marchés vendredi.

La proposition de David Baazov est présentée pour le compte d'une entité à structurer dont il est le dirigeant. Il soutient avoir conclu des lettres d'engagement de participation exécutoires avec deux firmes de Hong Kong, soit Head & Shoulders Financial Group et Goldenway Capital, ainsi qu'avec KBC Aldini Capital, une firme de Dubaï, et Ferdyne Advisory.

«La valeur de transaction devrait être particulièrement alléchante pour les actionnaires compte tenu qu'aucune autre alternative réalisable n'a été identifiée pendant le processus de révision stratégique de neuf mois qui vient de se terminer chez Amaya», dit David Baazov.

«Il est dans le meilleur intérêt d'Amaya de devenir une entreprise privée dans le contexte actuel de l'industrie du jeu en ligne. Le fardeau d'avoir des obligations de divulgation et la nature volatile des marchés financiers nuisent à Amaya dans la poursuite de sa stratégie de croissance», soutient David Baazov. 

«Pendant qu'Amaya encourt des coûts substantiels et se fait examiner minutieusement, l'entreprise ne retire aucun bénéfice à demeurer en Bourse», ajoute-t-il. 

«Compte tenu des défis à relever dans le secteur du jeu en ligne, l'environnement règlementaire en évolution et des risques qui y sont associés, en plus de l'incertitude à laquelle Amaya fait face au niveau légal, le facteur variable qu'est le fait d'être inscrit en Bourse doit être éliminé, et rapidement, de la façon la moins perturbatrice possible si la compagnie veut avoir la flexibilité nécessaire pour exécuter sa stratégie», dit David Baazov.

Résultats trimestriels

Amaya a par ailleurs publié des résultats trimestriels supérieurs aux prévisions des marchés, lundi. Le bénéfice par action a atteint 42 cents, alors que les analystes s'attendaient à 38 cents par action.

Les revenus ont augmenté de 10% à 271 millions de dollars. Les experts sondés par Reuters prévoyaient 270 millions.   

La direction avait toutefois publié des résultats préliminaires le mois dernier lorsqu'elle avait indiqué la fin des discussions entourant une fusion potentielle avec le spécialiste britannique du pari sportif William Hill.




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