Le ralentissement de l'économie chinoise doit être surveillé, mais les entrepreneurs québécois auraient tort de paniquer estime le ministre de l'Économie, Jacques Daoust.

Publié le 26 août 2015
Denis Lessard LA PRESSE

«Quand on fait du démarchage actuellement en Asie, en Chine ils connaissent un ralentissement, ils n'y sont pas habitués après une grande période de croissance. Il faut s'adapter tout simplement» observe-t-il. L'affaiblissement du côté chinois est compensé par l'Inde retient-il de son passage à Davos en début d'année pour le World Economic Summit.

De nombreux projets d'exploitation, des terres rares notamment dans le Nord-du-Québec, s'appuyaient sur l'appétit soutenu du secteur manufacturier chinois, ils ne sont pas relégués aux oubliettes, «les Chinois n'ont pas fermé boutique ! Ils ont eu des croissances à 10 % et on parle maintenant de 7 % ! Nous on aimerait ça une croissance à 7% !» de conclure le ministre Daoust.

La fluctuation, la «dégringolade boursière» se sent moins du côté des entreprises du Québec, «en soit ce n'est pas un phénomène anormal, dit-il pour se faire rassurant, on vit ça de façon cyclique, le marché a repris un peu hier, et il y aura d'autres soubresauts, c'est habituel».