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Français au travail: la Banque Nationale réagit

La Banque Nationale veut ouvrir le dialogue avec ses employés concernant... (Photo: Patrick Sanfaçon, archives La Presse)

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Photo: Patrick Sanfaçon, archives La Presse

(Montréal) La Banque Nationale veut ouvrir le dialogue avec ses employés concernant l'utilisation du français au travail.

Ce matin, La Presse a publié un reportage sur le sujet. L'anglais est devenu la principale langue de travail d'un grand nombre d'employés à la Banque Nationale, selon plusieurs sources, en particulier dans le secteur des technologies de l'information (TI). Ce changement irrite plusieurs employés.

«Nous prenons acte des enjeux soulevés ces jours-ci. À titre d'employeur de choix, ces enjeux ne nous laissent pas indifférents : ils nous interpellent. Ainsi, nous renforcerons le dialogue avec les équipes concernées pour élaborer des solutions viables, qui conviennent à la fois à nos employés et à la réalité d'affaires avec laquelle nous devons composer», écrit la Banque Nationale dans un communiqué de presse émis un peu après midi.

Les reportages de La Presse de ce matin et de samedi ont provoqué de nombreuses réactions. L'institution a reçu plusieurs appels de clients mécontents.

Depuis 2007, le premier vice-président des technologies de l'information ((TI) de la banque est l'anglophone unilingue John B. Cieslak. Plusieurs sources affirment que depuis son arrivée, la principale langue de travail est devenue l'anglais. Entre autres, l'institution a abandonné en 2009 la clause exigeant que son fournisseur externe, IBM, fournisse des services en français.

«Cette politique de communication en anglais n'est pas officielle car la banque ne veut pas alerter les médias et nuire à son image de première banque québécoise. Plusieurs directeurs principaux en TI sous la direction de M. Cieslak ne sont qu'unilingues. Lors des rencontres, il est demandé de parler en anglais», a expliqué à La Presse un des informateurs qui tient à garder l'anonymat.

Selon un autre informateur, «plusieurs employés ont dû quitter pour trouver un autre emploi en français. Les employés ont peur de parler».

La division des TI ne serait pas la seule dans cette situation. Un comptable qui a quitté la banque dernièrement nous fait part du même phénomène pour la vérification interne des marchés financiers et de la trésorerie. «Tout ce que je faisais était en anglais, tous les rapports que mon secteur produisait étaient en anglais et une grande partie des gens que je côtoyais ne parlaient pas français. J'avais un poste à Montréal», dit ce comptable.

Dans son communiqué, la Banque répète qu'elle applique de son propre chef les dispositions de la Charte de la langue française depuis 30 ans, malgré le fait qu'elle n'y soit pas tenue à l'exception de ses entités sous juridiction provinciale. «Nous n'avons pas la prétention de réussir parfaitement, mais nous ne ménageons aucun effort pour y parvenir, écrit la banque.

«Les institutions financières évoluent dans un univers mondialisé où, en ce qui a trait particulièrement aux marchés financiers et à la technologie, la langue d'usage est surtout l'anglais. Il s'agit d'une réalité d'affaires incontournable dans la mesure où nous cherchons à accroître notre présence dans d'autres marchés, au pays ou à l'étranger.

«La Banque Nationale est fière de ses racines, fière de créer des postes bien rémunérés au Québec (80% de ses employés y sont situés) ainsi qu'ailleurs au Canada, de même que fière d'être un participant actif sur les marchés mondiaux», est-il écrit dans le communiqué de la banque.

Les lecteurs de La Presse font état d'autres entreprises qui ont baissé les bras devant le français comme langue de travail.




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