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Chine: l'excédent commercial a baissé en 2018, sauf avec les É.-U.

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La Chine promet de longue date de faire en sorte que son marché soit plus libre, plus ouvert et offre de meilleures garanties aux investisseurs étrangers.

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JOËLLE GARRUS
Agence France-Presse
Pékin

Pour la deuxième année consécutive, l'excédent commercial de la Chine s'est dégonflé en 2018 tout en s'accentuant vis-à-vis des États-Unis, avec lesquels le ton est monté ces derniers mois sur la question du déséquilibre des échanges.

La Chine a vu le volume de ses échanges globalement progresser l'année dernière et devrait conserver sa position de première puissance marchande, a indiqué lundi un porte-parole de l'Administration chinoise des Douanes, Li Kuiwen.  

Mais son excédent commercial a baissé de 16,2 %, à 351,8 milliards de dollars, selon l'Administration des Douanes.

En 2017, ce colossal excédent commercial avait déjà faibli de 17 %, en raison de robustes importations, tombant à 422 milliards de dollars.

En 2018, les importations ont à nouveau connu une hausse rapide, de 15,8 %, quand les exportations n'augmentaient, elles, que de 9,9 %. Les premières ont atteint 2140 milliards de dollars, les secondes 2480 milliards de dollars.

« Le commerce extérieur de la Chine a progressé de manière constante et des progrès ont été constatés, atteignant un volume record d'importations et d'exportations », a déclaré Li Kuiwen.

«Économies complémentaires»

Mais cela s'est aussi traduit par une aggravation de l'excédent chinois vis-à-vis des États-Unis : +17,2 %.  Il a atteint 323,32 milliards de dollars, avec les exportations de la Chine en hausse de 11,3 % et des importations ne progressant que de 0,7 %.  

« Nous pensons que c'est parce que la Chine et les États-Unis sont à des degrés différents de développement et que cela reflète la nature complémentaire de nos économies », a dit M. Li.  

Au nombre des griefs de Washington contre Pékin figure ce déséquilibre commercial. Ces derniers mois, les relations se tendant, les deux pays ont fait assaut de représailles l'un contre l'autre, via des hausses de droits de douane, jusqu'à ce qu'ils déclarent une trêve de trois mois début décembre pour tenter de trouver une solution.

Une équipe de négociateurs américains a passé trois jours à Pékin la semaine dernière pour des discussions ayant « posé les bases » d'un accord avec Washington, selon le gouvernement chinois.

Vendredi, le ministre chinois du Commerce Zhong Shan a affirmé que la Chine allait s'atteler aux problèmes : « Nous allons gérer comme il faut les frictions économiques et commerciales entre la Chine et les États-Unis », a-t-il dit à l'agence officielle Chine nouvelle.

La Chine promet de longue date de faire en sorte que son marché soit plus libre, plus ouvert et offre de meilleures garanties aux investisseurs étrangers.

Demande plus faible

Les droits de douane punitifs instaurés par la Maison-Blanche semblent avoir d'ores et déjà eu des répercussions en décembre, amplifiées par le ralentissement de la croissance mondiale, selon des analystes.  

« Les exportations vers les États-Unis ont chuté de 3,8 %. Cela suggère que l'impact des surtaxes douanières américaines s'est intensifié en décembre, alors que la trêve intervenait et réduisait l'urgence d'importer avant de nouvelles hausses de droits de douane pour les entreprises américaines », estime dans une note Julian Evans-Pritchard, de Capital Economics.

« Mais les surtaxes douanières ne sont pas responsables de tout. Les exportations vers le reste du monde ont aussi ralenti, et les études signalaient une plus faible demande mondiale à la fin de 2018 », ajoute-t-il.

Exprimées en dollars, les exportations de la Chine en décembre ont chuté de 4,4 % et ses importations de 7,6 %, reflétant une demande intérieure qui faiblit, alors que la Chine elle-même est en phase de ralentissement économique. Son Produit intérieur brut (PIB) devrait avoir crû de 6,5 % en 2018, contre 6,9 % en 2017.

« Nous nous attendons à ce que le ralentissement continue de peser sur les importations de la Chine dans les prochains mois », commente Louis Kuijs, d'Oxford Economics.

« Une récession commerciale est probable », estime Raymond Cheung d'ANZ Research. Pour lui, les indicateurs des derniers mois et notamment celui mesurant l'activité manufacturière, dont une des composantes est le carnet de nouvelles commandes des entreprises, tendent vers cette direction.

« Le déclin des commandes à l'exportation dans la deuxième moitié de 2018 signale une tendance à la baisse des exportations pour la première moitié de 2019 », indique-t-il.




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