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Islande: 108 enquêtes pour évasion fiscale liées aux Panama Papers

L'Islande a été l'un des pays les plus... (Photo Rodrigo ARANGUA, archives Agence France-Presse)

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L'Islande a été l'un des pays les plus secoués par cette enquête journalistique, qui a révélé l'ampleur de l'évasion dans les paradis fiscaux à partir de fichiers clients du cabinet d'avocats panaméen Mossack Fonseca.

Photo Rodrigo ARANGUA, archives Agence France-Presse

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Agence France-Presse
Reykjavik

Le fisc islandais a indiqué mercredi que 108 contribuables dont le nom se retrouve dans les «Panama Papers» avaient été visés par une enquête pour évasion fiscale, fléau aux proportions considérables dans ce petit pays.

«Si on additionne tous les cas qui ont fait ou font l'objet d'une enquête, qu'elle soit close, en cours ou démarrée avant ou après les Panama Papers, le nombre de cas liés à ces documents est de 108», a déclaré à l'AFP la directrice de l'administration de lutte contre la fraude fiscale, Bryndis Kristjansdottir.

L'Islande a été l'un des pays les plus secoués par cette enquête journalistique, qui a révélé l'ampleur de l'évasion dans les paradis fiscaux à partir de fichiers clients du cabinet d'avocats panaméen Mossack Fonseca.

Mme Kristjansdottir a indiqué que le fisc islandais avait acheté ces documents à une source ce qui lui a permis de découvrir 31 fraudeurs présumés.

«Je m'attends à ce qu'il y ait plus d'enquêtes encore, puisqu'il n'y a pas de raison de penser que la loi n'a pas été enfreinte plus de fois que ça», a-t-elle précisé.

La haute fonctionnaire n'a pas divulgué le résultat des enquêtes déjà closes, qui doit rester confidentiel.

La publication des Panama Papers début avril avait provoqué un séisme politique en Islande, avec la démission du premier ministre Sigmundur David Gunnlaugsson et la promesse d'élections anticipées qui ont eu lieu fin octobre.

Au total quelque 600 Islandais avaient leur nom dans ces documents. Parmi eux, le ministre des Finances Bjarni Benediktsson s'était défendu en indiquant qu'il n'avait pas investi dans la société offshore créée avec des partenaires aux Seychelles.

L'évasion et la fraude fiscales sont des traditions bien établies en Islande, même si le pays a fait des progrès depuis l'intervention du Fonds monétaire international pour renflouer l'économie en 2008.

D'après les économistes Johannes Karlsson et Thorolfur Matthiasson, elles équivalaient à 15 à 25 % des recettes fiscales dans les huit années précédant la crise financière de 2008, soit 7 à 11 % du PIB.

La présidente du Mouvement Gauche-Verts Katrin Jakobsdottir, qui pourrait devenir premier ministre si elle réussit à former un gouvernement, estime que l'évasion fiscale représente un sixième du budget de l'État.




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