L'agence de notation Standard and Poor's a abaissé de deux crans mercredi la note de l'Arabie saoudite à «A-», au lieu de A+, justifiant cette décision par la chute des prix du pétrole.

Publié le 17 févr. 2016
AGENCE FRANCE-PRESSE

«La baisse des prix du pétrole aura un impact marqué et durable sur les indicateurs budgétaires et économiques de l'Arabie saoudite compte tenu de sa forte dépendance au pétrole», selon SP, qui associe toutefois une perspective stable à cette note dégradée.

«La perspective stable reflète notre prévision que les autorités saoudiennes vont prendre des mesures pour prévenir toute nouvelle détérioration de la situation financière du gouvernement au-delà de nos prévisions actuelles», indique l'agence de notation.

SP prévoit désormais que la croissance annuelle moyenne de la dette saoudienne pourrait dépasser 7% du PIB du royaume entre 2016 et 2019, une période au cours de laquelle elle estime que le prix du baril de brut oscillera entre 40 et 50 dollars.

Les voisins de l'Arabie saoudite, Bahreïn et Oman, tout comme le Kazakhstan, autre producteur important d'hydrocarbures, ont aussi été dégradés mercredi par SP. Le sultanat d'Oman passe ainsi de «BBB+» à «BBB-», le royaume de Bahreïn de «BBB-» à «BB», tombant ainsi en catégorie spéculative, et le Kazakhstan de «BBB» à «BBB-».

En revanche l'agence a maintenu la note de la dette souveraine de la Russie à «BB+» avec une perspective négative, après avoir pourtant prévenu en octobre dernier qu'un abaissement était possible.