Les compagnies aériennes russes Aeroflot et Transaero sont désormais interdites en Ukraine, ainsi que la société russe spécialisée en cybersécurité Kaspersky, dans le cadre de sanctions ukrainiennes contre la Russie, a annoncé vendredi le premier ministre Arseni Iatseniouk.

Publié le 25 sept. 2015
AGENCE FRANCE-PRESSE

Le transit des avions des compagnies russes, dont la première compagnie aérienne Aeroflot qui vient de racheter sa concurrente Transaero, sera aussi prohibé si ces appareils «transportent du matériel militaire, à double usage (militaire et civil) ou bien des soldats russes», est-il ajouté dans un communiqué.

Ces avions russes «n'ont rien à faire dans les aéroports ukrainiens», a lancé M. Iatseniouk.

Le ministère des Infrastructures a de son côté précisé que cette décision entrerait en vigueur le 25 octobre.

Le service national d'aviation a commencé à «informer les compagnies russes, tombant sous le coup des sanctions, du fait qu'à partir (...) du 25 octobre, elles n'ont plus l'autorisation d'effectuer des vols dans des villes ukrainiennes», est-il écrit dans un communiqué.

«Arseni Iatseniouk n'a pas le droit de suspendre les liaisons aériennes. Seules les autorités aériennes d'un pays peuvent prendre une telle décision», a commenté le porte-parole de Vladimir Poutine, Dmitri Peskov.

«La fermeture des liaisons aériennes entre la Russie et l'Ukraine serait un acte de folie. Malheureusement, on l'a vu au cours des 20 derniers mois, on ne peut écarter cette possibilité», a-t-il ajouté, cité par l'agence de presse russe Ria Novosti.

Concernant le logiciel russe de cybersécurité Kaspersky, le premier ministre ukrainien a ordonné au service des télécommunications d'interdire son achat et son utilisation au sein du gouvernement.

Le président ukrainien a ratifié le 17 septembre un décret, approuvé le 2 septembre par le Conseil de sécurité nationale et de défense, imposant des sanctions à près de 400 personnalités et 90 entités juridiques représentant une «menace, actuelle ou potentielle, aux intérêts nationaux, à la sécurité nationale et à l'intégrité territoriale de l'Ukraine».

La liste inclut de nombreux journalistes russes travaillant pour des médias tels que l'agence de presse officielle TASS, les chaînes de télévision Russia Today (RT) et NTV, mais aussi des reporters d'autres nationalités.

Le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, le chef de la commission des Affaires étrangères du Parlement, Alexeï Pouchkov, le président tchétchène, Ramzan Kadyrov, ainsi que de nombreux responsables séparatistes de l'est de l'Ukraine sont aussi visés.