Le nombre d'habitations vendues le mois dernier à travers le pays a atteint un niveau record pour un mois d'octobre, a indiqué mardi l'Association canadienne de l'immeuble (ACI).

Mis à jour le 15 nov. 2016
LA PRESSE CANADIENNE

Au total, 42 473 propriétés résidentielles ont été vendues le mois dernier par l'entremise du Service interagences (mieux connu sous son acronyme anglais MLS), ce qui représentait une progression de 2,0% par rapport à l'an dernier.

Les transactions ont été plus nombreuses dans environ 60% de tous les marchés locaux par rapport à l'an dernier, en particulier dans la vallée du Fraser, en Colombie-Britannique, à Calgary, à Edmonton, dans la région de Hamilton-Burlington, en Ontario, ainsi qu'à Montréal.

Ces gains ont cependant été atténués par un recul dans la vallée du Bas-Fraser, en Colombie-Britannique.

Le prix moyen d'une maison vendue en octobre au Canada s'est établi à 481 994 $, un montant en hausse de 5,9% par rapport à l'an dernier.

En excluant la grande région de Vancouver et la grande région de Toronto, le prix moyen atteint plutôt 361 012 $.

La publication de ces données coïncide avec la mise en oeuvre de changements, de la part du gouvernement fédéral, pour tenter de stabiliser les marchés immobiliers les plus actifs du pays.

Les mesures introduites le mois dernier comprennent une simulation de crise pour tous les acheteurs qui ont besoin d'une assurance hypothécaire. Celle-ci permet de s'assurer qu'ils peuvent rembourser leur prêt même si les circonstances changent - soit en raison de la perte d'un emploi ou d'une hausse des taux d'intérêt. Précédemment, les simulations de crise n'étaient pas requises pour les hypothèques à taux fixe de cinq ans ou plus.

«Les premières données portent à croire que l'influence des règlements hypothécaires plus stricts sur les ventes a eu des résultats mixtes», a observé dans un communiqué l'économiste en chef de l'ACI, Gregory Klump.

«Le gouvernement fédéral voudra sans aucun doute surveiller l'effet des nouveaux règlements hypothécaires sur les nombreux et divers marchés du logement d'un bout à l'autre du Canada, et sur l'économie, particulièrement étant donné la naissance récente d'une certaine incertitude au sujet des perspectives de croissance économique à la suite de l'élection présidentielle aux États-Unis.»