Le gouvernement de la Colombie-Britannique lancera une enquête indépendante sur les pratiques immobilières dans la province.

Publié le 10 févr. 2016
Maxime Bergeron LA PRESSE

Samedi dernier, le Globe and Mail a révélé l'existence d'un controversé système de « cession de contrats », qui permet à des courtiers de s'enrichir de façon considérable au détriment des vendeurs.

Ce stratagème permet aux courtiers de revendre la même propriété plusieurs fois à des investisseurs, avant même que la première transaction ne soit finalisée. Les investisseurs, souvent étrangers, empochent un profit rapide et libre d'impôts, tandis que les courtiers touchent des commissions multiples.

Bien que légale, cette manoeuvre est discutable sur le plan éthique et semble contribuer à l'explosion des prix à Vancouver, où la valeur moyenne des propriétés atteint 775 000 $.

Et qu'en est-il à Montréal ? L'Organisme d'autoréglementation du courtage immobilier du Québec dit n'avoir jamais recensé de plaintes à cet effet dans la métropole québécoise, où le marché est beaucoup moins survolté qu'à Vancouver.