Le groupe suisse Swatch Group, numéro 1 mondial de l'horlogerie, a obtenu satisfaction dans un litige commercial avec le joaillier américain Tiffany, qui devra lui verser 402 millions de francs suisses (477 millions $), selon un communiqué publié dimanche soir par le groupe.

Publié le 22 déc. 2013
AGENCE FRANCE-PRESSE

Une cour d'arbitrage néerlandaise a tranché en faveur de Swatch et sa décision vient d'être publiée, a ajouté le groupe.

Les deux sociétés s'étaient alliés en 2007 dans le but de concevoir des montres de luxe, via une société appelée Tiffany Watch, et dirigée par Nayla Hayek, fille du fondateur de Swatch Group.

Ils avaient mis fin à leur collaboration à l'automne 2011, à l'initiative de Swatch Group, qui reprochait à son ancien associé une obstruction systématique dans le développement des affaires.

Les deux entités s'étaient alors lancées dans un bras de fer juridique. Swatch Group réclamait 3,8 milliards de francs suisses à Tiffany, qui lui demandait de son côté 541,9 millions.

La Cour d'arbitrage néerlandaise (Netherlands Arbitration Institute) a intégralement rejeté cette contre-plainte de Tiffany, précise encore Swatch Group.

Dans un communiqué séparé, le PDG de Tiffany, Michael Kowalski, s'est dit «choqué et extrêmement déçu de la décision» et a indiqué que le joaillier évaluait ses options avec ses avocats.

Il a assuré que le groupe avait les ressources financières suffisantes pour payer le montant réclamé, qui devrait se traduire dans ses comptes du quatrième trimestre par une charge après impôts d'environ 295 à 305 millions de dollars, soit 2,30 à 2,35 dollars par action.