En raison notamment d'une baisse des ventes, les profits nets d'Uni-Sélect (T.UNS) ont fondu de moitié au quatrième trimestre et sont inférieurs aux attentes des analystes financiers.

LA PRESSE CANADIENNE

Au cours de la période qui a pris fin le 31 décembre, l'entreprise de Boucherville a enregistré un bénéfice net de 4,7 millions de dollars US (22 cents US par action), en baisse de 49,8% par rapport aux 9,1 millions US (42 cents US par action) dégagés pendant le trimestre correspondant de 2011.

En excluant les éléments exceptionnels, le bénéfice par action a atteint 27 cents US alors que les analystes tablaient en moyenne sur 39 cents US.

Le chiffre d'affaires trimestriel s'est élevé à 424,3 millions US, en baisse de 2,8%. La diminution s'explique par le «contexte économique plus difficile qui a affecté le marché secondaire de l'automobile, principalement dans les régions du nord-est des États-Unis et de l'est du Canada», a indiqué l'entreprise dans un communiqué jeudi.

La baisse des revenus a nui à la rentabilité parce que «les dépenses n'ont pas pu être ajustées au même rythme», a précisé Uni-Sélect. Les frais liés à la mise en place d'un nouveau progiciel de gestion ont également grugé les marges.

Pour l'ensemble de l'année 2012, les profits nets se sont établis à 30 millions US (1,39$ US par action), en baisse de 44,3% par rapport aux 53,9 millions US (2,49$ US par action) engrangés en 2011. Le chiffre d'affaires annuel a progressé de 2,3% pour atteindre 1,82 milliard US.

Le président et chef de la direction d'Uni-Sélect, Richard Roy, a déclaré que l'entreprise allait poursuivre la mise en oeuvre de son «plan d'optimisation» qui vise à réduire les coûts fixes et le fonds de roulement. En 2012, quelque 200 postes de soutien ont été supprimés alors que 24 magasins et un entrepôt ont été fermés.

En fin d'avant-midi, l'action d'Uni-Sélect perdait 1,6% pour s'échanger à 23,40$, à la Bourse de Toronto.