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Trésor et Commerce: des prétendants riches et sans expérience

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Le Capitole de Washington

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Hélène Baril

Les candidats probables aux deux principaux postes de commandement de la plus importante économie du monde, les secrétaires au Trésor et au Commerce, ont quelque chose en commun : ils sont très riches et n'ont aucune expérience politique.

Steven Mnuchin

Ce financier de haut vol a fait ses classes chez Goldman Sachs avant de fonder son propre fonds d'investissement, qui a investi entre autres dans Avatar, le film de James Cameron - la production la plus coûteuse et la plus rentable du cinéma américain. 

Il pourrait devenir le prochain secrétaire au Trésor du gouvernement de Donald Trump. Il a contribué à la caisse électorale démocrate, mais il a accepté l'été dernier de devenir le président de la campagne nationale de financement de Donald Trump avec l'intention avouée de saisir une occasion unique dans sa vie.

Comme il l'a fait toute sa vie en rachetant des actifs sous-évalués, Steven Mnuchin, 53 ans, a parié sur les chances de Trump de devenir président alors que Hillary Clinton avait encore le vent dans les voiles. Son credo : moins d'impôt, moins de réglementation et des accords commerciaux favorables aux États-Unis.

Wilbur Ross

Cet autre milliardaire a fait fortune en restructurant des entreprises manufacturières en difficulté dans le secteur de l'acier, du charbon et du textile. Surnommé « The King of bankruptcy » (le Roi de la faillite), il a été brièvement propriétaire d'une usine de pièces d'autos à Farnham, en Montérégie, et de cinq usines de textile à Huntingdon, sur la Rive-Sud. 

M. Ross, 78 ans, pourrait être le prochain secrétaire au Commerce, selon les informations qui circulent. Il est un virulent critique des accords commerciaux, et notamment de l'Accord de libre-échange nord-américain, ce qui ne présage rien de bon pour le Canada et son industrie du bois d'oeuvre. « Nous exportons des emplois et nous importons les produits, alors qu'il faut exporter les produits et garder les emplois », se plaît-il à dire.

Dan DiMicco

L'ancien grand patron de Nucor, le plus grand producteur d'acier des États-Unis, était le conseiller de Donald Trump en matière de commerce pendant la campagne électorale. Âgé de 65 ans, Dan DiMicco a prédit que le président renégocierait tous les traités commerciaux que les États-Unis ont signés, et même les règles de l'Organisation mondiale du commerce. Auteur du livre American Made : Why Making Things Will Return US to Greatness (Fait en Amérique : pourquoi la fabrication va redonner aux États-Unis leur grandeur), il favorise l'imposition de tarifs comme outil de négociation. « L'ère des déficits commerciaux est terminée, a-t-il déclaré publiquement. Ce sera : négocions, sinon nous imposons des tarifs. »

Peter Thiel

À 49 ans, Peter Thiel est un des plus jeunes partisans de Donald Trump et probablement le seul dans le secteur technologique. Cofondateur de PayPal, il est président d'un fonds d'investissement qui possède des participations importantes dans SpaceX et Airbnb, en autres. Homosexuel ouvertement affiché, son appui à Donald Trump dérange. Il est membre du conseil d'administration de Facebook, et son PDG, Mark Zuckerberg, a dû répondre à des critiques à son sujet. Même s'il a déjà dit vouloir être juge à la Cour suprême, Peter Thiel a affirmé récemment qu'il ne visait pas un poste en particulier dans la nouvelle administration, mais qu'il veut simplement « aider le président autant que possible ».

Jeb Hensarling

Il s'agit d'un des rares élus dont le nom est mentionné pour occuper le poste de secrétaire au Trésor. Élu républicain du Texas à la Chambre des représentants, proche du vice-président Mike Pence, il est un adversaire acharné de la loi Dodd-Frank promulguée à la suite de la crise financière de 2008, qui limite la capacité des banques à investir leurs fonds propres dans des entreprises non financières. Qu'il soit choisi ou non, Jeb Hensarling, 59 ans, est en bonne position pour faire valoir ses idées auprès de la nouvelle administration américaine puisqu'il préside la commission des services financiers.

Sources: Bloomberg, Politico, BBC, The New York Times, Reuters




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