Les gens ont tendance à penser qu'il est impossible pour les moins fortunés d'étudier à la prestigieuse université Harvard. Rien n'est plus faux.

Francis Vailles LA PRESSE

Les droits de scolarité y sont très élevés, certes. Ils atteignent 41 000$, en moyenne, et en ajoutant le logement, les frais de subsistance et le reste, la facture grimpe à 58 000$.

Toutefois, Harvard a un programme d'aide très généreux pour les moins nantis, qu'ils viennent des États-Unis ou d'ailleurs. Ainsi, les étudiants dont les revenus familiaux sont de 65 000$ ou moins ne paient aucun frais s'ils sont acceptés, indique le site internet de l'institution. Le collège offre également une aide aux familles qui ont 80 000$ ou moins (revenus des parents et de l'étudiant). Aucun prêt n'est désormais offert, seulement des bourses.

L'aide financière à Harvard a été instaurée en 2004. Depuis, les étudiants dans cette tranche de revenus familiaux ont bondi de 30% et ils constitueront environ le quart des classes en 2015. Le programme coûte 172 millions US à l'institution en 2012-2013.

L'étudiant doit réussir des examens difficiles pour entrer dans ce collège classé troisième au monde. L'aide financière n'est cependant aucunement liée aux résultats scolaires ou sportifs, précise le site internet de l'organisme. Seuls les revenus comptent.

Aujourd'hui, environ 60% des étudiants bénéficient d'une forme d'aide au niveau du baccalauréat (undergraduate). Deux tiers des étudiants y obtiennent leur diplôme au terme de quatre ans d'études sans dette. En 2011, les finissants avaient une dette moyenne de 11 000$ à Harvard, deux fois moindre qu'ailleurs aux États-Unis.

L'appui des parents est toutefois essentiel. Harvard n'offre pas de bourse sans tenir compte des revenus des parents. «Nous croyons fortement que vos parents ont l'obligation de vous aider à financer vos études universitaires», explique l'organisme.