Les prix du pétrole ont terminé en légère hausse mercredi après un rapport montrant un léger recul des stocks de brut aux États-Unis, mais également une forte progression des réserves de produits raffinés et une production à un niveau record.

Mis à jour le 16 janv. 2019
AGENCE FRANCE-PRESSE

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mars a pris 68 cents pour clôturer à 61,32 $ sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres.

Sur le New York Mercantile Exchange (NYMEX), le baril de light sweet crude (WTI) pour le contrat de février s'est apprécié de 20 cents à 52,31 $.

Les investisseurs étaient surtout dans l'attente mercredi de la publication du rapport hebdomadaire de l'Agence américaine d'informations sur l'Énergie (EIA) et les cours ont hésité après sa publication.  

D'un côté, les stocks de brut ont reculé un peu plus que prévu lors de la semaine achevée le 11 janvier et les raffineries ont ralenti leur cadence.  

Les exportations ont par ailleurs bondi à près de 3 millions de barils par jour (mbj) et les importations se sont un peu tassées.

Mais « ces éléments ont été contrebalancés par l'ampleur de la hausse des stocks de produits raffinés », a relevé Matt Smith de ClipperData.  

« Pour l'essence, il est normal de les voir augmenter à cette période de l'année où la consommation est moindre. Pour les produits distillés, c'est sans doute la conséquence des températures plutôt clémentes jusqu'à la semaine dernière », a souligné le spécialiste.  

Autre enseignement du rapport : la production d'or noir dans le pays s'est encore amplifiée, les États-Unis ayant extrait en moyenne 11,9 mbj, un niveau jamais atteint.  

Dans un rapport mensuel publié mardi, l'EIA a aussi prédit que la production d'or noir aux États-Unis devrait atteindre en moyenne 12,9 mbj en 2020, notamment grâce aux extractions croissantes dans les zones du bassin permien à cheval entre le Texas et le Nouveau Mexique.

Face à cet afflux de brut américain, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et ses partenaires, dont la Russie, avaient annoncé début décembre une baisse de leurs objectifs de production.

« Cela va empêcher les réserves mondiales de trop augmenter, mais pas les faire diminuer de façon significative », a commenté Bjarne Schieldrop, analyste de SEB.