Les prix du pétrole a bondi le 22 juin en cours d'échanges européens, après la décision de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) d'augmenter sa production de pétrole d'environ un million de barils par jour.

Publié le 22 juin 2018
AGENCE FRANCE-PRESSE

Vers 10 h 30, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août valait 74,17 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 1,12 dollar par rapport à la clôture du 20 juin.

Sur le New York Mercantile Exchange, le baril de « light sweet crude » (WTI) pour la même échéance progressait de 1,93 dollar à 67,47 dollars un peu plus d'une heure et demie après son ouverture.

Le marché pétrolier s'est montré très indécis depuis le début de la semaine, face aux nombreuses spéculations quant à l'issue de la réunion de l'OPEP.

Le cartel s'est réuni le 22 juin et doit se retrouver le lendemain avec ses 10 partenaires, dont la Russie, pour examiner les suites à donner à leur accord de réduction de la production conclu en 2016 et prévu jusqu'à la fin de l'année.

L'OPEP a finalement décidé à l'unanimité d'augmenter sa production de pétrole d'environ un million de barils par jour, a indiqué l'Arabie Saoudite à l'issue de la réunion du cartel. L'objectif n'est toutefois pas mentionné dans le texte signé par l'Organisation.

L'Arabie saoudite, soutenue par la Russie et les États-Unis, plaidait pour une telle augmentation dans un contexte de hausse des prix et de tensions potentielles sur le marché pétrolier, malgré les réticences de l'Iran.

« L'accord est conforme aux prévisions hautes des marchés, mais ne précise pas explicitement quel sera le chiffre exact, certains suggérant qu'il pourrait n'être que de 600 000 barils par jour », ce qui plairait encore davantage au marché, explique à l'AFP Craig Erlam, analyste chez Oanda.

Plus généralement, les investisseurs avaient déjà intégré un tel accord, « ce qui peut expliquer pourquoi nous voyons le marché progresser », selon lui.

De son côté, David Madden, analyste chez CMC Markets, estime que l'augmentation en termes réels pourrait être inférieure à un million de barils puisque la baisse de la production était jusqu'à présent peut-être plus forte que prévu compte tenu des perturbations dans certains pays, tels que le Vénézuéla.

Il prévient toutefois que malgré la hausse du jour « les prix sont encore loin de leurs récents sommets, autour de 80 dollars atteints en mai ».