Les cours du pétrole ont terminé mardi en très légère hausse à New York, mais en recul à Londres, les investisseurs faisant preuve d'attentisme en plein milieu de l'élection présidentielle américaine.

Mis à jour le 8 nov. 2016
AGENCE FRANCE-PRESSE

Le cours du baril de «light sweet crude» (WTI), référence américaine du brut, a pris 9 cents à 44,98 dollars sur le contrat pour livraison en décembre au New York Mercantile Exchange.

À Londres, le prix du baril de Brent de la mer du Nord a en revanche concédé 6 cents à 46,09 dollars pour le contrat en livraison en janvier sur l'Intercontinental Exchange (ICE).

Les cours du pétrole se sont montrés hésitants toute la séance dominée par le scrutin devant départager la démocrate Hillary Clinton et le républicain Donald Trump.

«Le marché du pétrole semble être l'objet d'un peu d'ajustements de portefeuilles au moment où les électeurs américains se rendent aux urnes», a indiqué Tim Evans de Citi dans une note.

«Le marché s'inquiète moins d'une victoire de Donald Trump», a estimé pour sa part Phil Flynn de Price Futures justifiant cela par les derniers sondages et par l'annonce de la fin de l'enquête du FBI sur courriels d'Hillary Clinton.

Cette annonce avait provoqué un rebond des marchés d'actions et mis fin à une session de 9 jours de baisse à Wall Street qui avait alors «pesé sur l'humeur du marché du pétrole», a ajouté Phil Flynn Hillary Clinton, candidate dont la politique attendue dans la continuité de son prédécesseur rassure les investisseurs, à l'inverse de l'imprévisible Donald Trump.

Concernant plus spécifiquement le secteur pétrolier, une «présidence Clinton signifierait à terme des prix de l'énergie plus élevés», a ajouté Phil Flynn, invoquant ses propositions de réglementer davantage la production aux États-Unis.

Stocks américains attendus

Autre facteur d'attentisme mardi, les chiffres hebdomadaires du département américain de l'Énergie (DoE) seront publiés comme de coutume mercredi et seront particulièrement scrutés par les investisseurs après le fort rebond des stocks de brut annoncé la semaine précédente.

Selon un consensus établi par l'agence Bloomberg, les stocks de brut arrêtés au 4 novembre pourraient augmenter de 1,5 million de barils.

Les réserves d'essence sont attendues en retrait de 1,75 million de barils et celles de produits distillés en baisse de 2 millions de barils.

L'organisation professionnelle de l'American Petroleum Institute (API) publiera ses propres données mardi après la clôture.

Toujours sur le front des statistiques, l'OPEP a publié mardi son rapport annuel, où le cartel a révisé à la hausse ses prévisions de demande à la hausse.

De plus, «les marchés attendent d'avoir plus de clarté pour savoir ce que fera l'OPEP à la fin du mois de novembre» a estimé Bart Melek de TD Securities.

Afin de faire remonter les prix, les membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) doivent se retrouver le 30 novembre à Vienne pour finaliser un accord de réduction de la production, exercice qui s'annonce très compliqué selon de nombreux analystes.