Les stocks de pétrole brut ont monté de façon inattendue la semaine dernière aux États-Unis tandis que la production a avancé, selon des chiffres publiés mercredi par le Département américain de l'Énergie (DoE).

Publié le 27 juill. 2016
AGENCE FRANCE-PRESSE

Lors de la semaine achevée le 22 juillet, les réserves commerciales de brut ont avancé de 1,7 million de barils à 521,1 millions de barils, alors que les experts interrogés par l'agence Bloomberg tablaient sur un recul de deux millions de barils.

Dans un contexte d'inquiétude sur le haut niveau des réserves, les chiffres du DoE sont également plus pessimistes que les estimations publiées la veille par la fédération American Petroleum Institute (API), qui avait fait part d'une baisse de 800 000 barils des stocks de brut.

À ce palier, les réserves américaines de brut s'affichent en hausse de 13,4% par rapport à la même période de 2015 et restent à «des niveaux historiquement élevés à cette époque de l'année», comme l'a une nouvelle fois noté le DoE.

De leur côté, les stocks d'essence, dont le gonflement préoccupe particulièrement les investisseurs, ont monté de 500 000 barils, à peu près dans la mesure de la hausse de 600 000 barils prévue par les experts de Bloomberg. En revanche, l'API tablait sur un recul de 400 000 barils.

Ils restent bien au-dessus de la limite supérieure de la fourchette moyenne en cette époque de l'année, et s'affichent en hausse de 11,8% par rapport à la même période en 2015.

D'un autre côté, les réserves de produits distillés (gazole, fioul de chauffage, kérosène, etc.) ont reculé de 800 000 barils, alors que les experts de Bloomberg et l'API annonçaient des hausses, respectivement de 950 000 et 300 000 barils.

Elles progressent tout de même de 5,5% par rapport à l'an dernier et se situent au-dessus de la limite supérieure de la fourchette moyenne à cette période de l'année.

Nette hausse à Cushing

La production américaine, qui montre des signes de rebond après avoir fortement baissé lors du premier semestre, est encore remontée de 21 000 barils par jour (b/j) à 8,515 millions de b/j (mbj), même si cette hausse est uniquement liée à une forte progression en Alaska.

Également surveillées de près par les courtiers, les réserves du terminal pétrolier de Cushing (Oklahoma, sud), qui servent de référence au prix du pétrole échangé à New York, ont monté de 1,1 million de barils à 65,2 millions.

Toutes catégories confondues, les stocks pétroliers américains ont augmenté de 2,7 millions de barils.

Du côté de la demande, sur les quatre dernières semaines, les États-Unis ont consommé en moyenne 20,2 mbj de produits pétroliers, soit 0,7% de plus que l'année précédente à la même époque.

Durant la même période, la demande de produits distillés a avancé de 0,2%, et celle d'essence a monté de 2,6%, dans les deux cas sur un an.

Les raffineries américaines ont ralenti la cadence, fonctionnant à 92,4% de leurs capacités contre 93,2% la semaine précédente.

Vers 11h00, le cours du baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en septembre, hésitant en début de séance, s'orientait nettement dans le rouge en perdant 84 cents à 42,08 dollars.