Les cours du pétrole ont ouvert en hausse vendredi à New York, les investisseurs saluant l'annonce la veille d'une nouvelle réunion en mars entre les deux plus gros producteurs d'or noir, l'Arabie Saoudite et la Russie, ainsi que le Qatar et le Venezuela.

Mis à jour le 26 févr. 2016
AGENCE FRANCE-PRESSE

Vers 10h15, le cours du baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en avril gagnait 1,20 dollar à 34,27 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), restant sur la tendance positive des deux dernières séances.

«La forte hausse des cours a été déclenchée par l'annonce par le ministre vénézuélien du Pétrole d'une nouvelle réunion à la mi-mars entre son pays, l'Arabie saoudite, la Russie et le Qatar», ont expliqué les analystes de Commerzbank.

En début de semaine dernière, ces quatre pays s'étaient déjà réunis à Doha et avaient convenu de geler leur production à son niveau de janvier, ce qui avait déjà donné une impulsion haussière, du moins jusqu'à ce que l'Iran qualifie mardi cet engagement de «plaisanterie» et que Ryad précise qu'il excluait de réduire sa production.

Pour Andy Lipow, chez Lipow Oil Associates, l'annonce d'une nouvelle réunion «montre que les membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et d'autres pays producteurs souffrent tellement, financièrement, (de la chute des cours du pétrole), qu'ils sont prêts à se réunir et discuter même après les derniers commentaires de l'Arabie Saoudite».

«Ce qui va effectivement être débattu lors de cette réunion est peu clair, mais ce n'est probablement pas une diminution de la production de l'Arabie saoudite», précisait-on chez Commerzbank.

«Je ne crois pas que cela va changer la position de l'Iran, mais je crois que ce qu'on pourrait voir c'est que, dans trois ou quatre mois, une fois que l'Iran sera vraiment revenu sur le marché, les membres de l'Opep et d'autres pays feront une annonce leur permettant de sauver la face et de réduire la production», a ajouté pour sa part M. Lipow.

Par ailleurs les investisseurs restaient optimistes sur le repli de la production américaine, qui apparaît déjà dans les chiffres hebdomadaires publiés par le ministère de l'Énergie depuis plus d'un mois.

Dans ce contexte, les investisseurs seront attentifs vendredi à la publication hebdomadaire du nombre de puits de forage en activité aux États-Unis, qui «baisse de façon continue depuis neuf semaines», rappelait-on chez Commerzbank.

«Il n'est pas surprenant que le nombre de puits soit attendu en baisse vu les réductions de dépenses des producteurs de pétrole, donc le marché attend un important déclin de la production américaine», a noté M. Lipow.