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En nette hausse, le pétrole profite des tensions géopolitiques

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«On craint qu'une escalade entraîne une contagion au Moyen-Orient et que cela finisse par atteindre l'offre de pétrole», a rapporté M. Smith, relativisant néanmoins la réalité de ces risques.

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Agence France-Presse
NEW YORK

Les cours du pétrole ont nettement monté mardi à l'occasion d'un regain de tensions entre la Russie et la Turquie, même si beaucoup d'observateurs estimaient que cette actualité avait surtout servi de prétexte à un rebond technique.

Le cours du baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en janvier a pris 1,12 dollar à 42,87 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

À Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en janvier a gagné 1,29 dollar à 46,12 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE).

Le marché «obtient un franc soutien des tensions géopolitiques» après que la Turquie a abattu un avion militaire russe, a résumé Matt Smith de ClipperData.

Ankara, qui a expliqué que l'avion russe avait violé son espace aérien à sa frontière avec la Syrie, a ainsi brusquement vu s'aggraver les tensions avec Moscou, ce qui complique les efforts de formation d'une coalition anti-jihadiste mondiale.

«On craint qu'une escalade entraîne une contagion au Moyen-Orient et que cela finisse par atteindre l'offre de pétrole», a rapporté M. Smith, relativisant néanmoins la réalité de ces risques.

Beaucoup d'observateurs ont en effet du mal à croire à une dégradation immédiate de l'offre d'or noir et estiment surtout que les investisseurs ont profité de la situation pour effectuer un rebond technique après une rechute du marché près de ses plus bas niveaux depuis six ans et demi.

«Dans les faits, il y a peu de pétrole en jeu», que ce soit en Turquie ou en Syrie, a ainsi minimisé James Williams, de WTRG Economics, estimant que les réserves syriennes seraient déjà absorbées par la demande du pays quand bien même il n'y aurait pas de guerre.

Échanges limités

Certes, la crise diplomatique entre Moscou et Ankara «peut faire craindre un vaste élargissement du conflit, puisque la Turquie appartient à l'OTAN, mais, pour le moment, la réaction du marché reflète un refroidissement des relations entre les deux et une diminution de leurs relations commerciales, plutôt que le début d'une vraie guerre», a renchéri Tim Evans, de Citi.

«Bien sûr, l'état d'alerte monte d'un cran sur les marchés et on va scruter tout changement dans les exportations de pétrole brut russe via la mer Noire, mais on ne s'attend pas au pire», a-t-il précisé.

Comme tous les milieux de semaine, les investisseurs s'apprêtent désormais à se retourner vers les États-Unis, où le gouvernement publiera mercredi ses chiffres hebdomadaires sur le niveau de l'offre américaine.

Qu'elle vienne des États-Unis, de la Russie ou de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), la surabondance mondiale a largement contribué à faire chuter le marché lors de la seconde moitié de 2014, puis à le maintenir à un bas niveau pendant 2015.

«À l'approche d'un jour férié (jeudi) pour Thanksgiving aux États-Unis, ainsi qu'un sommet de l'OPEP le 4 décembre, on ne s'attend pas ce que les chiffres sur les réserves américaines de pétrole fassent beaucoup réagir», a relativisé M. Evans, rappelant par ailleurs que la fédération professionnelle American Petroleum Institute (API) publiera ses propres estimations mardi après la clôture.

«Comme c'est une semaine raccourcie par un jour férié, le marché devrait en tout cas être assez instable» car les volumes d'échanges vont être limités par l'absence de nombreux investisseurs, a conclu M. Smith.




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