Philippe Couillard participe à l'inauguration du projet Stornoway

Stornoway soutient qu'il s'agit d'un des gisements diamantifères... (Photo Hugo-Sébastien Aubert, Archives La Presse)

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Stornoway soutient qu'il s'agit d'un des gisements diamantifères non exploités les plus prometteurs au monde, à une époque où la demande croît sans cesse et que l'offre est de moins en moins abondante.

Photo Hugo-Sébastien Aubert, Archives La Presse

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Patrice Bergeron
La Presse Canadienne
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Le premier ministre Philippe Couillard a voulu donner un «signal clair» de la relance du Plan Nord, jeudi, avec le coup d'envoi du projet Renard, la première mine de diamants au Québec.

Et c'est son gouvernement qui a donné une «grosse impulsion» au projet, selon ses mots.

La société Stornoway a complété cette semaine le montage financier de 1 milliard $ pour lancer son projet. Une fois en exploitation en 2016, elle fera du Québec le sixième producteur de diamants au monde.

La mine est située en plein territoire cri, à 350 km au nord de Chibougamau, près des monts Otish. Elle créera près de 500 emplois et rapportera 500 millions $ en redevances au trésor québécois.

L'État québécois est aussi actionnaire à hauteur de 29 pour cent de Stornoway.

Au total, le ministre du Développement économique, Jacques Daoust, qui était aussi présent à l'annonce, évalue à 1 milliard $ les retombées pour l'État, en impôts, intérêts, etc.

«C'est un signal très clair de la relance du Plan Nord», a déclaré M. Couillard lors de la conférence de presse, qui avait lieu au camp Lagopède, un ensemble de baraquements sur les lieux de la future mine et de l'usine de traitement.

Les libéraux ont longtemps accusé le précédent gouvernement péquiste de vouloir enterrer le Plan Nord, cet ambitieux projet de développement nordique lancé par le gouvernement Charest, et ils s'étaient engagés en campagne électorale à lui donner un nouvel élan.

«Le désir de relancer le Plan Nord de façon explicite et énergique, cela nous appartient», a plaidé M. Couillard. Et selon lui, cela a donné une «grosse impulsion» au projet Renard. «Cela envoie le signal au Canada et dans le monde que le Québec est disponible pour parler d'investissements et d'activités dans le Nord.»

La mine a une durée de vie estimée à 11 ans et devrait fournir en moyenne 1,6 million de carats par an. L'entreprise vise déjà toutefois à prolonger à une vingtaine d'années la durée de la mine.

La mairesse de Chibougamau, Manon Cyr, a dit être particulièrement fière de l'aboutissement de ce projet, «un projet difficile», selon ses mots.

«Un projet de mine, c'est une course de fond avec de nombreux obstacles», a-t-elle illustré.

Un des obstacles surmontés consistait notamment à obtenir le consentement des Cris. Selon le chef de la nation crie de Mistissini, Richard Shecapio, Stornoway a travaillé de façon exemplaire pour assurer l'acceptabilité sociale du projet Renard.

«Ce n'est pas tous les jours qu'on se réunit ensemble pour célébrer un moment historique, a-t-il déclaré dans son allocution. Je suis fier d'avoir signé (l'entente) avec la compagnie Stornoway. C'est une entente qui contribuera à la prospérité de notre population.»

C'est en 2001, après cinq années de recherches, que le potentiel du projet baptisé Renard a été découvert, près des monts Otish.

La société Stornoway (TSX:SWY) a maintenant complété son montage financier, avec la participation d'Investissement Québec et de la Caisse de dépôt et placement, et le projet peut aller de l'avant pour un investissement totalisant 946 millions $.

Stornoway, dont le siège social est situé à Longueuil, soutient qu'il s'agit d'un des gisements diamantifères non exploités les plus prometteurs au monde, à une époque où la demande croît sans cesse et que l'offre est de moins en moins abondante.

La production commerciale est prévue pour le deuxième trimestre de 2017, en fonction de la mise en service de la première usine vers la fin de 2016.

Le projet Renard combinera l'exploitation d'une mine à ciel ouvert et celle d'une mine souterraine.

Une route a même été construite pour se rendre à la mine, en collaboration avec le gouvernement du Québec. Il s'agit en fait du prolongement de la route 167, un tronçon de 240 kilomètres, en partie en deux voies sur gravier, une autre partie à voie unique.

La route a d'ailleurs fait l'objet d'une controverse. Un des premiers gestes du nouveau gouvernement Marois avait été de renégocier l'entente avec Stornoway, pour économiser 125 millions $ par rapport à la facture estimée initialement à 472 millions $.

Le cours de l'action de Stornoway a avancé jeudi de 2 cents à 69 cents à la Bourse de Toronto.




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