Concluant une première année déficitaire depuis 2005, la société aurifère québécoise Mines Richmont (T.RIC) a perdu 16,5 millions (ou 0,42 $ par action) au quatrième trimestre, dans la foulée de la relance avortée de la mine Francoeur.

Hugo Fontaine LA PRESSE

En excluant les coûts reliés à la fermeture de Francoeur, Richmont encaisse une perte nette de 2,6 millions, ou 0,07 $ par action. Le titre prenait tout de même du mieux jeudi midi à la Bourse de Toronto, avec un gain de 2,3 %, à 2,72 $, après avoir clôturé mercredi à son niveau le plus bas depuis quatre ans.

Pour l'ensemble de l'année 2012, Richmont affiche une perte nette de 45 millions, ou 3 millions en ne tenant compte que des activités poursuivies. Richmont a vendu un peu plus de 60 000 onces d'or provenant de ses mines Beaufor (Abitibi) et Island Gold (Ontario), moins que les 76 000 onces de l'année précédentes, en raison des teneurs plus faibles.

Richmont a aussi mis un terme aux efforts de relance de la mine Francoeur, dont les coûts étaient trop élevés et les perspectives de rentabilité presque inexistantes.

«L'année 2012 fut une année de défis pour Richmont au cours de laquelle des décisions difficiles, mais nécessaires ont été prises, a déclaré par communiqué le président et chef de la direction de Mines Richmont, Paul Carmel. Malgré cela, la direction poursuivra ses efforts pour améliorer la performance de ses opérations actuelles ainsi que la valeur de l'ensemble des actifs de Richmont.»

Richmont, qui dispose quand même de 60 millions dans les coffres et à peu près pas de dette, prévoit investir environ 57 millions dans ses propriétés en 2013, dont 45 millions à la mine ontarienne Island Gold en 2013. Cela inclut 35 millions pour le développement d'une activité minière en profondeur. Au Québec, Richmont entend consacrer 8,2 millions au développement du projet Monique, en Abitibi.

Richmont réserve aussi un budget de 12 millions pour des forages, dont plus de la moitié à Island Gold.