Osisko pourra désormais effectuer de plus longs sautages à sa mine de Malartic, mais la question des normes de bruit reste à régler. La société minière en est venue à une entente avec le ministère du Développement durable, de l'Environnement de la Faune et des Parcs (MDDEFP) pour modifier le décret gouvernemental qui encadre les opérations de sa mine, littéralement collée sur la communauté de Malartic.

Hugo Fontaine LA PRESSE

Osisko pourra effectuer des sautages d'une durée maximale de 15 secondes, contre 6 secondes auparavant. La minière gagne aussi un meilleur accès à la partie nord du gisement, celle qui est située la plus près des maisons de la ville. Les plages horaires lors desquelles Osisko peut effectuer des sautages sont allongées d'une heure au total (entre 11h00 et midi et 15h00 et 16h00).

L'automne dernier, l'organisation d'un méga-sautage de 37 secondes (et 940 000 tonnes de roc) avait semé l'émoi chez une partie de la population et chez les responsables de la santé publique. Le MDDEFP s'en est mêlé après avoir constaté que cela contrevenait selon lui aux conditions d'opérations prévues dans le décret. Le ministère avait finalement autorisé le sautage sous conditions, et en deux blocs de 22 et 17 secondes.

Osisko avait aussi demandé au MDDEFP de modifier les normes de bruit, parce que les deux parties en avaient une interprétation différente. Selon l'interprétation du MDDEFP, Osisko a dépassé les normes à de multiples reprises. Les discussions se poursuivent à ce sujet, a indiqué mardi la directrice des communications de la minière, Hélène Thibault.