Les Québécois pourraient bientôt savoir pour quelle somme ils ont vendu à Pétrolia les droits d'exploitation du pétrole dans l'île d'Anticosti.

Paul Journet LA PRESSE

«Nous espérons pouvoir rendre [l'entente] publique dans les prochaines semaines», a affirmé hier la ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, lors de l'étude des crédits budgétaires de son ministère.

L'entente, que Mme Ouellet a consultée l'automne dernier, a été conclue en 2008 entre Hydro-Québec et l'entreprise québécoise Pétrolia.

Les deux partenaires doivent donner leur accord pour la rendre publique. La société d'État serait d'accord.

«C'est ouvert, nous avons l'autorisation», a dit la ministre à ce sujet. Il manque le feu vert de l'entreprise.

L'été dernier, Pétrolia avait promis de dévoiler les termes de l'entente une fois qu'elle aurait signé des partenariats économiques pour exploiter la ressource. Selon elle, si on la dévoilait avant, cela pourrait nuire à ses négociations.

On estime à 30 milliards de barils le potentiel du gisement, qui n'est toutefois pas encore très bien connu. Il pourrait s'agir de pétrole de schiste.