Les prix du pétrole ont fini en baisse mercredi à New York dans un marché en repli en raison des développements en cours dans la zone euro, en dépit d'une baisse surprise des stocks américains de brut.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Le baril de «light sweet crude» pour livraison en novembre a abandonné 2,23$ à 86,11$ sur le New York Mercantile Exchange.

Le brut coté à New York avait brièvement bondi de 1,17$ après la publication des chiffres du département américain de l'Energie (DoE), avant de se replier.

«La réponse au rapport (du DoE) n'a pas été très positive, mais plutôt mitigée, bien qu'on ait vu au début de la journée une hausse du marché et des Bourses avec les chiffres (sur les stocks) et le possible accord en Europe» entre la France et l'Allemagne à propos du FESF, a relevé Matt Smith, de Summit Energy (groupe Schneider Electric)

Les stocks de brut aux États-Unis ont reculé de 4,7 millions de barils lors de la semaine achevée le 14 octobre, alors que les analystes interrogés par l'agence Dow Jones Newswires tablaient plutôt sur une hausse de 1,1 million de barils.

Les réserves d'essence ont quant à elles reculé de 3,3 millions de barils, deux fois plus que prévu, et les stocks de produits distillés (dont le gazole et le fioul de chauffage), très surveillés à l'approche de la saison hivernale, ont chuté de 4,3 millions de barils, là aussi deux fois plus qu'attendu.

Le goût pour le risque des investisseurs avait été ravivé mardi soir par des informations sur un possible règlement définitif de la crise de la dette européenne dès ce week-end.

La capacité d'intervention du Fonds de soutien européen (FESF) pour les pays en difficulté devrait être portée à entre 1000 et 2000 milliards d'euros lors du sommet européen qui se tiendra dimanche à Bruxelles, a indiqué mercredi une source diplomatique proche des discussions.

Les marchés, estimant qu'un tel règlement lèverait les doutes sur la demande en Europe, avaient salué l'initiative, avant de faire machine arrière, redoutant qu'il ne s'agisse que d'un nouveau développement dans une crise qui traîne en longueur.

Les marchés «craignent que rien de positif n'émerge finalement de la réunion de dimanche», a souligné M. Smith, remarquant en outre que «la saison des résultats aux États-Unis est mitigée».