Respirer, c'est essentiel! Les inhalothérapeutes sont les premiers à le savoir. Diplômée du cégep de Sainte-Foy, Cassiopée Paradis-Gagnon fait partie de ceux qui permettent aux gens de reprendre leur souffle.

Émilie Laperrière, collaboration spéciale LA PRESSE

Celle-ci a été en contact très tôt avec le métier, puisqu'elle souffre d'asthme. «La santé m'intéressait, mais je n'avais pas envie de passer huit ans à l'école», dit-elle. Une formation technique en inhalothérapie était donc un choix tout indiqué pour elle.

Urgences, soins intensifs, néonatalogie, physiologie respiratoire: les inhalothérapeutes peuvent travailler dans différentes unités. Certains assistent aussi les anesthésistes en salle de chirurgie pour surveiller les fonctions vitales du patient et vérifier le bon fonctionnement des appareils.

D'autres font du suivi à domicile ou encore de la prévention et de la sensibilisation en travaillant dans les cliniques de maladies pulmonaires.

Cassiopée Paradis-Gagnon, de son côté, travaille en milieu hospitalier à Québec depuis six ans, en thérapie respiratoire. Elle est également coordonnatrice du département par intérim, depuis près d'un an. «Je me concentre présentement plus sur la gestion. J'établis des procédures et des politiques pour faciliter le travail des inhalothérapeutes», explique-t-elle.

Le quotidien d'un inhalothérapeute se divise entre l'administration des traitements aux patients et le réglage des paramètres respiratoires.

La technologie occupe une grande part du travail. «On doit manipuler plusieurs appareils, tels que des respirateurs artificiels ou encore des tables d'anesthésie», dit Mme Paradis-Gagnon.

Comme les technologies changent rapidement, il est nécessaire de mettre sans cesse à jour ses connaissances.

L'empathie, une bonne compréhension des appareils et un jugement clinique hors pair sont des aptitudes essentielles pour devenir un bon inhalothérapeute.

«Il faut aussi savoir gérer son stress. Parfois, le téléavertisseur sonne aux cinq minutes!», ajoute Mme Paradis-Gagnon.

Les intéressés par la profession doivent persévérer selon elle. «Lors des stages, on peut avoir l'impression de ne pas avoir de poids dans le système de santé, dit-elle. Avec l'expérience, on se rend toutefois compte que les médecins nous écoutent.»

Formation: DEC en techniques d'inhalothérapie

Employeurs potentiels: Hôpitaux, CLSC, centres de soins de longue durée, cliniques privées

Salaire horaire moyen (secteur public): De 21,05$ à 30,78$ selon les échelons et responsabilités

Placement: 92% des diplômés ont trouvé un emploi (2009)

Taux de demande: Élevé

Perspectives: Très favorables

Sources: OPIQ, www.metiers-quebec.org, Emploi Québec