Le désir d'être avocat a toujours été présent chez Daniel Leduc, associé chez Norton Rose. Par contre, il pensait qu'il ferait du droit des affaires.

Martine Letarte, collaboration spéciale LA PRESSE

«Une fois au bureau, je me suis spécialisé dans le droit du travail et de l'emploi», indique-t-il.

Plusieurs aspects l'ont séduit dans sa pratique. D'abord, la relation à long terme qu'il bâtit avec ses clients.

«Généralement, les clients ont besoin de moi sur une base continue, contrairement, par exemple, aux avocats qui font du litige ou du droit commercial. J'interviens s'il y a des embauches massives, des licenciements collectifs, des restructurations, etc. Je rédige également des politiques et je négocie des conventions collectives», explique-t-il.

Me Leduc aime aussi le fait qu'il doit apprendre à connaître différentes industries.

«Je passe de la sécurité à la finance en passant par des entreprises de haute technologie», résume-t-il.

Comme ses dossiers sont très diversifiés, il doit aussi travailler avec différents types de tribunaux judiciaires ou quasi judiciaires, comme la Commission des lésions professionnelles, le Bureau de la commission des relations de travail et des arbitres de griefs.

«Je représente toujours des entreprises. Le trois quart de mon temps est consacré aux procès ou à la préparation de procès. Là-dedans, il y a beaucoup d'arbitrage de griefs. Pour l'autre 25%, je négocie des conventions collectives, je prépare des opinions juridiques, etc.»

Me Leduc a un horaire flexible, mais il doit s'ajuster aux besoins de ses clients.

«Par exemple, l'autre jour, je devais rencontrer des employés à la fin de leur quart de travail de nuit. C'était à 6h30. Très souvent aussi, je dois travailler le soir une fois que les enfants sont couchés. Je travaille beaucoup plus que 40 heures par semaine, mais je gère mon horaire. Si je veux être présent à la première journée de classe, je n'ai pas à demander de journée de congé! La question de la conciliation travail-famille demeure toutefois un défi», affirme-t-il.

La concurrence est aussi féroce dans le milieu.

«Les clients sont de plus en plus présents à l'international et ils connaissent le milieu juridique. Il faut toujours offrir un bon service aux clients et répondre à leurs attentes. C'est un défi pour le cabinet, mais aussi, un défi personnel.»

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Échelle salariale des avocats avant bonus

Cabinets de plus de 90 avocats ou cabinets nationaux (année 2010)

Barreau 2010, 2009 et 2008: 85 000 à 108 000 $

Barreau 2007, 2006 et 2005: 95 000 à 135 000 $

Barreau 2004, 2003, 2002 et 2001: 140 000 à 185 000 $

Associés: de 150 000 $ à quelques millions, selon la clientèle qu'ils apportent au bureau

Source: ZSE Recrutement juridique au Canada