Le cancer est l'ennemi numéro 1 d'Édith Filion. Cette radio-oncologue travaille d'arrache-pied pour vaincre cette maladie au CHUM, dans le plus grand centre de radio-oncologie du Québec. Quelque 5000 patients par année y reçoivent des traitements.

Emilie Laperrière, collaboration spéciale LA PRESSE

«La radio-oncologie nous ouvre la porte à un contact très privilégié avec les patients. On entre dans l'intimité des gens et on a la possibilité de leur sauver la vie», dit Mme Filion.

C'est difficile émotionnellement par contre, puisqu'il faut accepter qu'on ne puisse pas tous les guérir.

Un radio-oncologue touche à plusieurs facettes de son métier lors d'un traitement: radiothérapie, imagerie, et traitement plus poussé font partie de son quotidien.

«Les nouvelles technologies améliorent grandement notre travail. C'est très stimulant», indique-t-elle.

Tout débute par une consultation avec le patient. Pour déterminer le traitement, un scan de planification est requis afin de cerner la tumeur et les organes à éviter. On dénivèle ensuite le volume par ordinateur pour doser la radiation nécessaire.

Après avoir analysé le tout et procédé à un contrôle de la qualité, le traitement peut s'amorcer.

De bonnes notions de physique sont un prérequis pour être radio-oncologue. «Il faut également être apte à conceptualiser un cas en trois dimensions», ajoute Édith Filion.

À son compte, centres hospitaliers

Salaire annuel moyen: 230 100$

Nombre de radio-oncologues: 106

Répartition hommes/femmes: 52/54

Moyenne d'âge: 43ans

Sources: Fédération des médecins spécialistes du Québec, le Collège des médecins et le site monemploi.com