Ils ont étudié en biologie, en sciences politiques ou en droit. Aujourd'hui, ils sont musiciens, programmeurs de jeux vidéo ou éleveurs de canards. La Presse dresse chaque samedi leur portrait et démontre que l'école ouvre bien plus qu'une porte.

Émilie Laperrière LA PRESSE

La politique et les médias se côtoient depuis toujours, avec des résultats plus ou moins probants. Diplômée en sciences politiques et coordonnatrice au contenu pour le site Espace classique de Radio-Canada, Marine Fleury semble avoir réussi à combiner le meilleur des deux mondes. Portrait d'une femme d'idées.

Titulaire d'un baccalauréat en sciences politiques de l'Université de Montréal en plus d'un DESS en gestion des organismes culturels aux HEC, Marine Fleury aurait bien pu devenir attachée politique.

Durant ses études, elle a toutefois été tour à tour gestionnaire de projets, chargée de comptes, directrice du studio et productrice d'une boîte de publicité. «Il faut se replonger dans le contexte du milieu et de la fin des années 90. C'était difficile de dénicher un emploi, il n'y en avait pas» se souvient Marine Fleury.

Sur la même longueur d'onde

C'est à l'université qu'elle noue ses premiers contacts avec la radio, en animant une émission culturelle à CISM, la radio étudiante de l'Université de Montréal. «J'ai eu un coup de coeur. C'est un média que j'aime particulièrement», dit-elle. Mme Fleury a d'ailleurs été la tête dirigeante de la station, de 1999 à 2001.

En 2004, Marine Fleury a fait son entrée à Radio-Canada. Elle a exercé les fonctions de journaliste et d'édimestre avant d'être recrutée comme chef de contenu. «Plus que tout, j'aime le travail d'équipe. Trouver les personnes idéales pour pousser une initiative plus loin, les stimuler, les amener à débattre et à me suivre dans mes projets me stimule vraiment», lance celle qui n'est jamais à court d'idées.

De la perspective

Son parcours lui a également permis de développer son esprit d'analyse et d'aiguiser son sens critique. «La politique nous force à nous interroger sur les différentes facettes d'un problème, à voir l'envers de la médaille», explique-t-elle. Au travail, ça permet d'avoir une vision globale des enjeux. «La politique m'est aussi utile pour convaincre les autres et vendre mes idées!», ajoute cette dernière.

Comme en sciences politiques, tout est toujours histoire de questionnements et de contenu pour Marine Fleury.