À l'abri de leurs créanciers depuis le début de janvier, les entreprises de bijoux de Caroline Néron ont réussi à contracter un financement intérimaire de 400 000 $ auprès «d'un ami de la famille». La somme permet à la PME d'éviter la faillite et de continuer à payer ses employés.

Mis à jour le 25 mars 2019
MARIE-EVE FOURNIER LA PRESSE

Caroline Néron s'est présentée au tribunal ce matin avec son avocat pour demander la prolongation de la protection contre ses créanciers jusqu'au 10 mai. Ce qu'elle a obtenu.

Lors de son témoignage, elle a précisé avoir réussi à négocier un prêt intérimaire auprès de Normand Caty (de la Corporation financière Norty), un homme qu'elle a décrit comme «un ami de la famille, un ange». Ce prêt à 14,2% d'intérêt devait être autorisé par le tribunal.

Cette somme est nécessaire pour payer les employés a plaidé l'entrepreneure et artiste. «Il est minuit moins une», a-t-elle dit à la Commissaire, avant d'ajouter que sans ce prêt «ce sera la faillite».

De son côté, le syndic responsable du dossier, Ronald Gagnon de la firme BDO Canada, a précisé que l'entreprise finirait par être «viable». «Avec le DIP [financement intérimaire], on s'en va vers des jours meilleurs», a-t-il fait valoir.

Étant donné que le prêt n'a pas été contesté, il a été autorisé.

Caroline Néron a par ailleurs indiqué que ses ventes étaient plus faibles qu'anticipé car bien des gens croient à tort que l'entreprise est en faillite.

Une proposition doit être présentée aux créanciers avant l'expiration du délai accordé par le tribunal ce matin.