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Achats d'occasion: boudés par les Québécois, adorés par les Montréalais

Ce qu'on appelle « l'économie de seconde main » a... (Photo Olivier Jean, Archives La Presse)

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Ce qu'on appelle « l'économie de seconde main » a attiré 79 % des Québécois l'an dernier, selon l'Indice Kijiji 2018 dévoilé ce matin par l'Observatoire de la consommation responsable de l'Université du Québec à Montréal.

Photo Olivier Jean, Archives La Presse

Vous aimez traîner sur les sites d'achat de biens d'occasion comme Kijiji et LesPAC ? Vous êtes un champion des ventes-débarras dans votre quartier ? Vous êtes en bonne compagnie, puisque ce qu'on appelle « l'économie de seconde main » a attiré 79 % des Québécois l'an dernier, selon l'Indice Kijiji 2018 dévoilé ce matin par l'Observatoire de la consommation responsable de l'Université du Québec à Montréal. Un paradoxe saute aux yeux : alors que les Québécois sont parmi les moins actifs au pays, Montréal s'impose comme la capitale canadienne. Explications.

80

Nombre moyen de biens de seconde main échangés par les Canadiens en 2017, soit tous les produits achetés, vendus, échangés ou donnés. C'est ce qu'on appelle l'« indice d'intensité ». Le Québec arrive à l'avant-dernier rang des six régions canadiennes étudiées, avec 63, tout juste devant les Maritimes, qui obtiennent un score de 60. Rien de neuf là-dedans : ces deux régions sont les dernières depuis la première publication de ce rapport, en 2015. C'est en Ontario qu'on trouve l'indice d'intensité le plus fort, avec 92.

85 %

Pourcentage de Canadiens qui ont participé à l'économie de seconde main. Le taux était de 79 % au Québec, le plus faible au pays.

FRÉQUENCE DES ACHATS D'OCCASION AU PAYS

35 % : une fois par année

49 % : une fois par mois

16 % : une fois par semaine

2,3 MILLIARDS

Nombre de biens échangés au Canada, pour une valeur de 28,5 milliards, soit 1,34 % du PIB. Au Québec, la valeur est de 4,9 milliards de dollars, soit 1,24 % du PIB.

CATÉGORIES LES PLUS POPULAIRES

32 % : vêtements, chaussures et accessoires

16 % : biens de divertissement (livres, CD, DVD, etc.)

8 % : vêtements et accessoires pour bébé

25-44 ANS

Il s'agit du groupe le plus actif, avec un indice d'intensité de 110,7. Plus on vieillit, moins on participe à l'économie de seconde main.

À QUOI EST DÛ LE FAIBLE SCORE DU QUÉBEC ?

« Il y a beaucoup de facteurs, c'est très compliqué », convient M. Durif. Il relève certains phénomènes qui pourraient être à l'oeuvre.

- Le communautarisme plus fort dans le reste du Canada

- La popularité plus grande de l'activité chez les anglophones

- Les dons, domaine dans lequel le Québec est toujours à la traîne.

- La présence moins grande au Québec de ce qu'on appelle les « superutilisateurs », ceux qui ont échangé plus de 150 biens en 2017.

LE CAS DE MONTRÉAL

Si le Québec se démarque au sein du Canada, Montréal est une société distincte dans sa propre province, si on se fie à la médiane établie dans 10 villes canadiennes. Cette médiane est de 21 au Canada - ce qui signifie que la moitié de la population a acquis, vendu ou donné 21 biens et moins. La championne canadienne : Montréal, avec une médiane de 30. Pour le Québec, la médiane est de 12. Cette spécificité montréalaise est un mystère. Est-ce lié à l'immigration ? À des réseaux plus actifs ? À des comportements plus répandus dans la métropole qu'ailleurs ? Les paris sont ouverts.

« L'économie de seconde main est plus forte en principe dans les régions rurales et les petites villes. Montréal est en quelque sorte une exception. On essaie de comprendre ça depuis quatre ans. » - Fabien Durif




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