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Sacs de plastique: Brossard va plus loin et plus vite que Montréal

Les commerçants de Brossard, dont ceux du DIX30 et du Mail Champlain, ne... (PHOTO ARCHIVES REUTERS)

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Les commerçants de Brossard, dont ceux du DIX30 et du Mail Champlain, ne pourront plus distribuer de sacs en plastique à usage unique à partir de septembre prochain. Et ce, peu importe leur épaisseur.

La ville, qui compte 497 commerces, deviendra ainsi la première en importance au Québec et même au Canada à bannir les sacs en plastique.

Un règlement en ce sens sera adopté dès janvier, au cours de la prochaine rencontre du conseil municipal. Une période «d'information et de sensibilisation de neuf mois» suivra, afin de permettre aux citoyens et aux commerçants de s'adapter.

La question de l'épaisseur

À Montréal, la Commission sur l'environnement a suggéré aux élus, mardi, de bannir les sacs minces à partir du printemps 2018. Elle propose cependant de permettre les sacs robustes (plus de 50 microns d'épaisseur) comme ceux distribués par Simons et Sports Experts, par exemple.

Brossard a préféré aller plus loin, et plus vite.

«Nous, on ne fait pas de distinction en fonction de l'épaisseur. C'est l'ensemble des sacs de plastique qui sont bannis», a indiqué à La Presse Alexandre Plante, conseiller municipal et président du comité sur l'environnement.

L'élu précise que la Ville avait décidé le printemps dernier d'aller de l'avant avec cette interdiction. Elle a ensuite sondé ses citoyens pour valider son projet. Résultat: 63% d'entre eux étaient favorables au bannissement, «ce qui n'a pas été une grande surprise».

Commerçants réfractaires

Le résultat aurait été tout autre si les détaillants avaient été interrogés, convient-on.

«En général, c'est très négatif chez les commerçants. C'est la nature même de la bête d'être réfractaire au changement. Mais ils vont s'adapter», croit Alexandre Plante. Dans les autres villes québécoises où les sacs sont bannis, comme Sainte-Martine, Huntingdon, Saint-Anselme et Deux-Montagnes, il y a encore des épiceries et des pharmacies, fait-il remarquer.

Déjà «abasourdi» par les recommandations faites à la Ville de Montréal, le Conseil canadien du commerce de détail (CCCD) se désole de l'annonce brossardoise.

«Ce qui est inquiétant c'est qu'il n'y a eu aucune discussion préalable avec ceux qui seront les plus touchés, c'est-à-dire les commerçants. Alors qu'on parle de collaboration, là, je pense qu'on a manqué le bateau. En plus, la prolifération de mesures, ça devient ingérable. Il faut une approche globale, au niveau provincial et idéalement au niveau national», croit la vice-présidente pour le Québec, Nathalie St-Pierre.

Du côté de l'Association des détaillants en alimentation (ADA), on déplore le fait que les villes ne voient pas d'autres solutions que le bannissement. «Une forte acceptation publique n'est pas une évaluation environnementale. La question de base que les villes ne semblent pas vouloir se poser, c'est à quels besoins répondent les sacs qu'utilisent les consommateurs malgré les alternatives déjà largement disponibles», mentionne Pierre-Alexandre Blouin, vice-président aux affaires publiques.

Carbonleo, copropriétaire du Quartier DIX30, aurait pour sa part exprimé son accord avec le projet de Brossard, selon Alexandre Plante. Jointe par La Presse, l'entreprise a toutefois refusé de se prononcer sur le projet estimant que «ce ne sont pas tous les détails du règlement qui sont connus».

Brossard a dit souhaiter que son initiative «provoque un effet d'entraînement» et «soit imitée par d'autres villes voisines».




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