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ALENA: le Canada tient à une négo «à trois»

Larry Kudlow, principal conseiller économique de la Maison-Blanche, soutient... (ARCHIVES AP)

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Larry Kudlow, principal conseiller économique de la Maison-Blanche, soutient avoir informé le Canada mardi matin de l'intention américaine de négocier un accord séparé en remplacement de l'ALENA.

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(Ottawa) Ottawa nie avoir reçu une demande formelle de Washington pour renégocier un accord commercial à deux, sans le Mexique, et dit toujours viser une entente «gagnant-gagnant-gagnant» entre les trois pays.

Larry Kudlow, principal conseiller économique de la Maison-Blanche, soutient avoir informé le Canada mardi matin de l'intention américaine de négocier un accord séparé en remplacement de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA). Il a indiqué la nette préférence de Donald Trump pour des ententes bilatérales plutôt que multilatérales.

«Quand vous devez négocier avec un paquet de pays, vous obtenez les pires ententes», a déclaré M. Ludlow à Fox & Friends - l'émission favorite du président Trump.

Pas de demande formelle

Deux hauts responsables du gouvernement Trudeau ont nié qu'Ottawa a reçu une demande formelle pour négocier un accord à deux sans le Mexique. «Bien sûr que non», a lancé Andrew Leslie, secrétaire parlementaire de la ministre des Affaires étrangères, pendant un point de presse à Ottawa.

«On a déjà entendu cette idée, a souligné M. Leslie. Ça fait environ 18 mois qu'une certaine personne l'a promulguée dans les médias. Nous, on croit à un ALENA trilatéral.»

François-Philippe Champagne, ministre du Commerce international, a aussi réitéré le fort appui du Canada à une entente à trois.

«Notre position, elle est claire, a-t-il lancé en point de presse. Vous savez, les chaînes d'approvisionnement, depuis les 20 dernières années, se sont construites autour d'un ALENA qui inclut les trois pays. Donc ce qu'on veut et qu'on pense qu'on est capables d'obtenir, c'est un accord gagnant-gagnant-gagnant pour les trois pays qui font partie de l'ALENA.»

Mesure inacceptable

Le premier ministre Justin Trudeau a admis vendredi dernier qu'une rencontre avec Donald Trump au sujet de l'ALENA avait été écartée à la dernière minute, en raison du refus du Canada d'accepter une «clause crépusculaire». Cette mesure de temporisation aurait entraîné une renégociation automatique de l'accord tous les cinq ans, situation jugée inacceptable tant par le Canada que par le Mexique.

Les États-Unis ont au même moment imposé des tarifs douaniers de 10% à 25% sur les importations d'acier et d'aluminium, un geste assimilé par plusieurs à une tactique de négociation - ou d'intimidation - en vue d'obtenir des compromis sur l'ALENA.




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