Le ministre canadien du Commerce international a affirmé mercredi que les pourparlers en vue de la signature d'une entente de libre-échange avec l'Union européenne (UE) reprendraient le mois prochain.

Mis à jour le 21 août 2013
Julian Beltrame LA PRESSE CANADIENNE

La reprise du dialogue entre les deux parties est prévue au début du mois de septembre, a précisé Ed Fast. Selon le ministre, un accord entre le Canada et l'UE est imminent - il resterait seulement aux deux parties à trouver suffisamment de flexibilité pour y parvenir.

«Il n'y a qu'une poignée de dossiers sur lesquels (nous ne nous entendons pas) et nous essayons de faire preuve de créativité pour combler ces écarts», a-t-il indiqué.

Le ministre Fast n'a pas précisé quels sont les points qui achoppent, mais des sources ont déjà indiqué que les embûches majeures concernaient, entre autres, la réticence de l'UE à permettre un meilleur accès à ses marchés pour les producteurs canadiens de boeuf et de porc, de même que des différends sur les services financiers, les médicaments et les appels d'offres des gouvernements provinciaux.

Ottawa a chiffré les retombées économiques d'un tel accord à environ 12 milliards de dollars par année pour le Canada.

«Nous sommes très près (de conclure une entente)», a soutenu mercredi le ministre Fast en conférence téléphonique depuis le Brunei, où il doit rencontrer au cours des deux prochains jours certains de ses homologues du Partenariat transpacifique (PTP) et ceux de l'Association des nations du Sud-Est asiatique (ANASE), qui représentent tous deux des marchés plus importants que l'Europe.

Le gouvernement fédéral a également amorcé des négociations avec l'Inde et le Japon, et prévoit bientôt ajouter la Thaïlande à sa liste d'invités.

Le ministre Fast a assuré que le Canada travaillait sur plusieurs fronts afin de se bâtir un vaste réseau de partenaires commerciaux, surtout depuis que les négociations de l'Organisation mondiale du commerce à Doha se sont enlisées.

Le Canada est actuellement impliqué dans diverses négociations qui pourraient lui permettre un meilleur accès à des systèmes d'échanges commerciaux à l'échelle mondiale - dont le PTP et l'ANASE -, a ajouté Ed Fast.

S'il a reconnu que les négociations pour une entente avec le PTP ne sont pas aussi avancées que celles avec l'UE, M. Fast n'a pas écarté la possibilité qu'une première étape de discussions techniques soit franchie d'ici la fin de l'année.

Les perspectives demeurent des plus intéressantes en Asie, a souligné M. Fast. Le marché asiatique est l'une des économies mondiales qui connaissent la plus forte croissance.