Après un ralentissement marqué par une forte baisse de la production et des exportations de produits pétroliers durant l'été, l'économie canadienne va retrouver un rythme d'expansion légèrement au-dessus de son potentiel cet automne et durant les deux prochaines années.

Mis à jour le 24 oct. 2012
Rudy Le Cours LA PRESSE

Voilà sur quoi mise la Banque du Canada dans son nouveau scénario économique publié hier qui prévoit aussi qu'«au fil du temps, une réduction modeste de la détente monétaire sera probablement nécessaire». Son taux directeur a été reconduit à 1% hier. Il est à ce niveau depuis septembre 2010.

Les autorités monétaires estiment que l'économie canadienne a grandi de 1% en rythme annuel de juillet à septembre, soit deux fois moins vite que sa projection de juillet. Il s'agit d'une prévision plus pessimiste que la plupart des prévisionnistes du secteur privé.

En revanche, le rythme de croissance devrait passer à 2,5% cet automne et s'y maintenir tout au long de 2013 sur la base d'une variation trimestrielle annualisée.

L'expansion sera mue encore par des dépenses de consommation des ménages qui pourront profiter d'une croissance de leur pouvoir d'achat beaucoup plus élevée que cette année. Estimé à 1,5% seulemnt en 2012, le revenu intérieur brut rel devrait augmenter de 2,8% et de 2,6% en 2013 et 2014. En juillet, la Banque voyait une progression de 2,3% par année seulement de cette mesure du pouvoir d'achat.

L'appréciation des prix des produits de base plus grande entraînera une amelioration des termes de l'échange, c'est-à-dire des prix plus grands pour les biens exportés et des prix un peu plus faibles pour les biens importés. La Banque fait l'hypothèse que la valeur du huard sera aux environs des 101 cents américains, comme aujourd'hui, tout au long de la période de projection. En juillet, elle misait sur 98 cents américains.

Les autorités monétaires accueillent favorablement les mesures d'assouplisement annoncées dernièrement par la Réserve fédérale américaine.

Elles estiment qu'elles devraient stimuler l'économie canadienne de quatre dixièmes de point de pourcentage.

En revanche, la ponction fiscale mécanique prevue le premier janvier, si le congrès ne parvient pas à trouver une formule de lissage ferait rechuter en recession l'économie américaine.

Les autorités monétaires canadiennes y voient un sérieux risque à la baisse à leur scenario qui table sur la résolution de cette menace pour les exportateurs canadiens.

La crise de la dette souveraine européenne reste à leurs yeux le risque le plus important à la baisse.

Il se pourrait aussi que les exportations et les dépenses de consommation soient plus fortes qu'escomptées, ce qui pourrait stimuler davantage l'expnion et l,inflation.

La Banque juge que la croissance de production potentielle de l'économie

Canadinne à 2,1% et 2,2% en 2013 et 2014. Il resterait à combler un écart e production de deux tiers de pont de pourcentage, ce qui evrait être chose faite à la fin de l'an prochain.