Ottawa veut améliorer le régime enregistré d'épargne-invalidité (REEI). Un peu à la manière du REER, ce programme extrêmement généreux permet aux familles d'épargner à l'abri de l'impôt afin d'assurer l'autonomie financière d'un enfant lourdement handicapé.

Stéphanie Grammond LA PRESSE

«Le programme fonctionne bien, mais voulons le rendre encore meilleur», a dit le ministre des Finances Jim Flaherty qui a lancé des consultations à cet effet, hier.

Dévoilé lors du budget fédéral de 2007, le REEI a décollé lentement en 2008. Aujourd'hui, on dénombre plus 48 000 REEI au Canada. «Est-ce que je souhaiterais que ce nombre soit plus élevé? Oui. Mais c'est un bon début», a dit le ministre Flaherty.

À peine une personne éligible sur 10 participe au programme, selon les calculs de Ressources humaines et Développement des compétences Canada.

Pourtant, le REEI est le plus généreux de tous les régimes enregistrés. Il permet de recevoir en cadeau jusqu'à 20 000$ pour les familles à faibles revenus, en plus d'obtenir jusqu'à 70 000$ en subvention pour les familles qui ont les moyens de cotiser au REEI, pour un grand total de 90 000$ à vie en aide gouvernementale.

Or, les institutions financières ont tardé à offrir le REEI à leurs clients. Le ministre a d'ailleurs souligné que le régime n'était pas extrêmement payant pour les institutions financières, mais que c'était une obligation sociale de l'offrir.

Comment accroître le taux de participation au REEI? Faut-il modifier les paramètres du programme? Réduire les tracasseries administratives? Doit-on permettre de transférer les actifs d'un régime épargne-étude vers un REEI? Les questions sont lancées.