Le Premier ministre canadien Stephen Harper a promis à ses compatriotes qu'il n'augmenterait pas les impôts pour réduire le déficit creusé par la crise, mais a annoncé une réduction des dépenses de l'État pendant cinq ans à partir de 2011, à la fin de son plan de relance.

Mis à jour le 22 déc. 2009
AGENCE FRANCE-PRESSE

Le chef du gouvernement conservateur a fait ces déclarations dans une interview de fin d'année qui doit être diffusée samedi prochain et dont les médias canadiens ont rapporté mardi les grandes lignes.

«Notre approche sera claire. Nous n'augmenterons pas les impôts, mais nous freinerons la croissance (des dépenses de l'État), faisant en sorte que cette croissance soit fortement contenue dans l'avenir et que la base fiscale du pays puisse être rétablie», a dit M. Harper à la chaîne de télévision CTV, selon le quotidien de référence The Globe and Mail.

Profitant de la bonne marche de l'économie dans le passé, son gouvernement avait réduit les impôts. Confronté à la crise, il a mis en route un plan de relance au prix d'un déficit record devant atteindre 56 milliards de dollars canadiens cette année.

Des dépenses similaires, notamment des investissements dans les infrastructures, doivent être maintenues en 2010.

Par ailleurs, M. Harper, dont le pays a relativement bien résisté à la crise, a exprimé un optimisme prudent, citant des signes encourageants tels que la stabilisation de l'emploi et des efforts pour diversifier les exportations.

«Il n'y a pas de raison pour que le Canada ne puisse connaître une croissance un peu plus rapide que certaines autres économies occidentales développées», a-t-il dit.